Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Les expositions proposées au Musée du peigne et de la plasturgie font du plastique le prétexte idéal et récurrent pour aborder 1000 thématiques autour de lui. « Chacune est choisie pour mettre en  valeur notre fonds. » Soit quelque 16 000 pièces, présentées tantôt dans les espaces permanents du musée ou dans le cadre d’expos temporaires, autour de collections pas ou peu accessibles au public. « Simili permet un recentrage sur notre sujet de fond. » Et propose deux angles, imitation et strass, permettant respectivement de traiter l’origine du matériau, ses usages, et la défiance qu’il inspire aujourd’hui… Détails avec la directrice du musée et commissaire d’exposition Virginie Kollmann-Caillet.

Né pour imiter

Le plastique – celluloïd en fait – a vu le jour avec le concours lancé par une entreprise américaine pour trouver un substitut à l’ivoire, devenu trop rare et cher, dans la fabrication des boules de billard. C’est par elles, donc, et plus tard par toutes sortes d’objets que le plastique s’impose avec le temps comme alternative esthétique crédible aux matières naturelles telles que corne, écailles, nacre, pierre et bois, jusqu’au textile – dans le jargon duquel on connaît bien entendu le terme « simili » signifiant « faux cuir »… Loin d’être un support de copies médiocres, le plastique est un matériau noble, à même de prendre l’apparence, la texture même de mille autres matériaux avec une qualité telle que l’on s’y méprendrait. Quant à la forme, il n’est pas de limite… C’est en ce sens que le chimiste Léon Arbez-Carme a œuvré à la fin du XIXe siècle, ses travaux visant à prouver que le celluloïd pouvait tout à fait se substituer à d’autres matériaux à l’aide de patines et peintures venant créer l’illusion.

Homme et plastique, meilleurs ennemis

Le plastique a eu le mérite de permettre l’accès à des objets à une population n’ayant pas les moyens de les acquérir s’ils avaient été en matière naturelle… Celui aussi d’épargner quantité d’animaux, tués pour leurs précieux attributs. Les éléphants pour leurs défenses, entre autres. Une dimension éthique diluée par les trop nombreux scandales aujourd’hui, autour de la pollution et des dégâts sur la nature. « La faute à une offre démesurée et à la surconsommation dans notre société », pointe la commissaire, soucieuse de rendre au plastique l’image d’un matériau à haut potentiel, ne devant pas porter le poids de notre inconsistance face à la fragilité de la planète… Car malgré l’image d’une longévité millénaire, le plastique est au contraire en proie à une dégradation « rapide ». Cent ans environ, au terme desquels le camphre s’évapore et rompt la chaîne de polymères. Une fragilité dont le public n’a pas conscience et qui, pourtant, interroge sans cesse l’équipe du musée quant à l’avenir de ses collections.

Strass

Second angle de l’exposition, le strass est présenté tantôt sur des montures de lunettes ou ornements de coiffure issus du fonds du musée, tantôt sur des créations contemporaines. Le parcours de visite aborde tour à tour son origine, la méthode selon laquelle on le travaillait à l’époque – des  démonstrations seront assurées lors d’événements particuliers par d’anciens ouvriers – et la façon dont on le valorise aujourd’hui encore, notamment comme accessoire de mode. Ce sont plus de 300 pièces en tout qui seront exposées dans les espaces de la salle Miklos, à partir de la Nuit des musées, et jusqu’en janvier. « Venez changer de regard sur le plastique ! » invite Virginie Kollmann-Caillet.

Simili
Du 17 mai au 31 janvier 2026 salle Miklos, au Musée du peigne et de la plasturgie d’Oyonnax
Ouvert du mardi au samedi et le 1er dimanche de chaque mois, de 14 h à 18 h
Visite commentée les 12 juin, 3 et 16 juillet, 20 novembre, 4 décembre, à 15 h
Entrée libre

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Pour sa 4e édition, le Nantua Fest continue de grandir avec une programmation débordante d’énergie du 6 au 8 juin à l’esplanade sportive.

Gazo, phénomène incontournable du rap français, sera cette année la tête d’affiche du Nantua Fest. Avec 23 328 ventes en seulement trois jours pour son album Apocalypse, il est prêt à enflammer la scène. À ses côtés, Biga*Ranx, icône du hip-hop et du club, ainsi que Dub Inc, les maîtres du reggae made in France, viendront compléter un line-up explosif.

Le Nantua Fest est avant tout un festival au cœur de la nature, entre lac et montagnes, qui évolue chaque année. « Nous avons à coeur de faire grandir le Nantua Fest tout en conservant l’esprit authentique et convivial qui fait son succès. 2025 marquera un tournant avec de nouvelles surprises et un programme à la hauteur des attentes de notre public », explique Kilian Minjollet, fondateur du festival. C’est aussi un événement engagé et innovant, porteur de valeurs fortes comme l’écologie. Sur place, une « brigade verte » veillera à préserver  le site en distribuant des cendriers et en sensibilisant le public, notamment grâce à une mascotte éducative. La solidarité sera également mise à l’honneur avec des initiatives comme des interventions en classe, des projets de réinsertion en partenariat avec la mission locale, ainsi que la participation de jeunes en TIG. De plus, un tremplin musical sera organisé pour soutenir la scène locale. Les artistes sélectionnés lors du live du 29 mars auront l’opportunité de se produire sur la scène du Nantua Fest en 2026. Et ce n’est pas tout ! Des animations au camping, telles que des tournois et des séances de yoga, viendront compléter cette expérience immersive. Alors, préparez-vous pour trois jours de musique, de partage et d’émotions au Nantua Fest !

La prog’

• Vendredi 6 juin : Gazo + Taïro + Trinix + Urumi
• Samedi 7 juin : Mauvaise Bouche + Dub Inc + Soolking + Henri PFR + Danitsa
• Dimanche 8 juin : Arkange + Biga*Ranx + Jok’Air + Mandragora + Hélène Sio

Infos pratiques
Les 6, 7 et 8 juin à l’esplanade sportive
À partir de 39 € – pass 2 jours 79 €, et pass 3 jours 115 €, gratuit pour les moins de 12 ans.
Au camping Le Signal, de vendredi 6 juin à 14 h à lundi 10 juin à 12 h.

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

La Grande Vapeur sera pour la première fois le théâtre de l’escape game édité par l’équipe du Musée du peigne et de la plasturgie. Organisé jusque-là dans les étages du centre culturel, il est cette année délocalisé dans l’écrin ô combien atypique de ce qui fut à l’époque un bassin de l’industrie à Oyonnax. L’occasion d’investir des espaces promis à une transformation complète et d’apprécier dans un format resté brut chaque recoin du bâtiment où ont travaillé de nombreux artisans au XIXe siècle. Le succès de l’escape game ne se démend pas : il réunit un public varié, petits-enfants et grands-parents, amis de 25 à plus de 40 ans, élèves de l’école aussi, qui, par ce biais, découvrent l’univers du plastique et l’identité d’un territoire. Support pédagogique, donc, mais avant tout ludique, mis au point pour mettre en valeur un cadre sur la base de son histoire.

Il en est ainsi à la Grande Vapeur pour cette 3e édition du jeu qui invite à explorer les couloirs, les cabines et le bureau du gardien dans l’ambiance glaçante de l’ancienne usine construite de béton et de métal pour prévenir le fort risque d’incendie du celluloïd. L’histoire se passe en 1905, le 21 septembre, jour de l’inauguration de la Grande Vapeur. Un vol a été constaté la veille dans une famille de fabricants de peignes de la ville. Les joueurs devront, à partir de photos des piéçards et au gré d’énigmes à résoudre, déterminer le profil du coupable pour le retrouver lui et son butin. C’est au médiateur Julien que revient la tâche d’imaginer la trame. « Tout est conçu ici. » Une légitimité acquise pour l’équipe du Musée qui fait de son fonds – et nombreuses connaissances sur le sujet – un vivier de ressources infinies, au service de joueurs en quête de nouvelles aventures… « Le jeu dure une heure environ. Il n’est ni trop facile, ni trop dur, promet Virginie Kollmann-Caillet. Et si vraiment les joueurs sont bloqués, on pourra leur venir en aide. » Bien sûr, le décor naturel du bâtiment sera agrémenté de nombreux objets qui ajouteront au mystère. Une immersion comme on les aime !

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Escape game à la Grande Vapeur
Les 25 avril, 6 juin, 24 octobre & 28 novembre
Tarif : 7 € par personne
Par groupes de 2 à 8 joueurs
Sur réservation au 04 74 81 96 80

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Originaire d’Alsace et titulaire d’une licence pro en injection plastique, Guillaume Jarno est pompier volontaire, des deux côtés de l’Atlantique. Fils de pompier volontaire, c’est dès son stage en milieu professionnel, en classe de 3e, qu’il s’investit au sein de la corporation. Salarié d’une entreprise de la Plastics Vallée, Guillaume est envoyé en 2019 aux État-Unis pour un volontariat professionnel. Il y reste jusqu’en avril 2021, et vit la période Covid depuis le continent américain. C’est à son retour que le capitaine Jacquemetton du centre de secours l’intègre à l’équipe des pompiers volontaires d’Oyonnax. Retourné et installé depuis septembre 2022 à Rochester, dans le Michigan, à côté de Détroit, il continue de travailler pour AdduXi, mais passe ses soirées et weekends à la caserne de la ville comme pompier volontaire. Un gros investissement ? « Oui, mais j’aime ça ! Quand on découvre un pays étranger, on s’accroche à des choses que l’on connaît. On s’intègre sur ce que l’on sait faire. J’étais déjà pompier volontaire en Alsace. Ici, il y a des programmes qui permettent de suivre les pompiers en intervention ; cela m’a permis d’intégrer la caserne en 2019, de découvrir le métier ici et d’y faire ma bande de potes. Cela m’a donné envie de revenir, car ils sont devenus plus que des potes. C’est une famille. » On perçoit en effet aisément l’attachement de Guillaume aux amis rencontrés outre-Atlantique et qui l’ont accueilli dans leur famille pour Thanksgiving ou en période de confinement pendant la crise sanitaire… « Quand je suis revenu ici, j’ai d’abord retrouvé les mêmes personnes. Il y avait une fire academy – où il a pu valider ses modules de pompier aux États-Unis, NDLR. Ça m’a donné une légitimité, malgré mon expérience en France. J’ai fini avec les meilleurs résultats, ça m’a aidé à m’intégrer. La formation m’a également aidé à tisser des liens avec d’autres gens. » Au-delà de l’esprit de corps, commun aux pompiers français comme américains, Guillaume trouve ici un état d’esprit qui lui plaît : « Celui de montrer que l’on a envie. C’est ainsi que l’on gagne sa place. »

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Pompiers français et américains : quelles différences ?

« Sur le fond, aucune ! On éteint les feux, on sort les gens des voitures accidentées… C’est juste dans la façon d’agir, dans les protocoles. La tenue change également : le casque n’est pas le même et la tenue est plus lourde, et personnelle, assignée à chaque pompier. Sinon, les camions sont bien les mêmes que ceux que l’on voit dans les films et avec la même sirène ! » Quant à la vie aux États-Unis, elle semble à Guillaume plus apaisée que celle en France. Les gens sont moins stressés, dans le travail, sur la route… et jouissent de plus de libertés qu’en France. Cela se ressent jusque dans ses missions à la caserne. Et s’il fallait un jour plier bagage et revenir au pays ? « Je pense que je reviendrais à Oyonnax, notamment pour la caserne et la bonne ambiance entre pompiers professionnels et volontaires ! » D’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, il est un même et bel état d’esprit porté par Guillaume, pour qui relever les défis et suivre ses aspirations semblent être évidents. « S’il y a la volonté, si l’on est déterminé, on peut le faire. Il n’y a rien d’impossible ! »


Devenir pompier volontaire : pourquoi, comment ?

Qui mieux que le capitaine Jacquemetton, chef du centre de secours d’Oyonnax, pour répondre à cette question ?

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• Pourquoi s’engager en tant que pompier volontaire ?
Parce que l’on a envie de donner du temps pour les autres, se rendre utile pour la société, avoir un engagement citoyen, avoir une quête de sens pour soi-même… C’est aussi trouver une équipe jeune, dynamique. On se rapproche de l’esprit sportif, sans que l’on soit sportif de haut niveau.

• Si je ne me sens pas assez sportif ?
On doit avoir une aptitude physique et médicale ; il faut remplir les minima, sans que ce soit des attendus extravagants. Si vous n’avez pas la meilleure des conditions, on va vous aider à la développer, avec des formateurs et des installations sportives.

• Si je ne me sens pas d’intervenir sur un incendie ?
Aujourd’hui, on n’a plus l’obligation de partir sur les feux. Le SDIS de l’Ain propose un engagement différencié sur le secours à personne uniquement, qui représente quand même 80 % de nos missions.

• Si je me sens trop vieux pour m’engager ?
On peut s’engager à partir de 16 ans et jusqu’à 55 ans ! On refuse rarement des gens ; on est parfois juste réticents quand les gens ont déjà beaucoup d’activités et d’engagements par ailleurs.

• Si j’hésite encore ?
Franchir le pas de la caserne n’engage à rien. La caserne est ouverte, on est là pour répondre aux questions. On a besoin de femmes et d’hommes : qu’ils n’hésitent pas ! Ils nous envoient un mail et on les rappelle pour en discuter ou convenir d’un rendez-vous.

On vous donne même l’adresse : 35, route de Marchon à Oyonnax
Et l’adresse mail : oyonnax@sdis01.fr

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Il aurait pu l’appeler « salle des pas perdus », en clin d’oeil à ses oeuvres – reprenant chacune le modèle de pieds entremêlés – attendant d’avoir leur propre symbolique… Mais c’est « Atel’ièps » que l’artiste a choisi, et peint sur la porte en lettres d’écolier, pour désigner son espace de création.

Mickaël Clebert est devenu artiste après une blessure maligne à la cheville. Un coup d’arrêt au skate – dont il entendait faire l’objet de sa carrière – mis à profit par le trentenaire pour explorer une nouvelle discipline, sinon sportive alors artistique, et par elle acter un rebond magnifique. « Continuer à marcher. » Tel est le crédo de Mickaël qui, le temps de sa convalescence, sa quête aussi d’un autre chemin vers soi, trouve dans ses carnets de croquis une force créatrice et les bases d’un nouvel univers. Il y a eu les fleurs d’abord, de celles qui font éclore un homme ; et rapidement le pied, mêlé à 16 milliards d’autres, sur ses toiles et sur Terre. L’artiste le sait, il tient son motif. Son identité. Le pied, celui qui l’a fragilisé à l’époque et le porte aujourd’hui. Du corps, Mickaël ne retient que les pieds, qu’il trace très géométriques, comme pour illustrer la rudesse du monde, adoucie pourtant par le lien qui les unit dans un ensemble esthétique, presque hypnotique. Un résultat que l’artiste lui-même peine à soupçonner avant de revenir à lui après un état méditatif où l’intuition prend… le pas sur la réflexion. « Le moment de création doit être dûment installé, pour permettre à l’âme de monter en vibrations. » Car c’est à un voyage que convie l’artiste dans chacun de ses tableaux. Voyage dans l’imaginaire de celui qui regarde et interprète. Si la toile est un cadeau, elle n’a jamais le même sens pour celui qui l’offre et celui qui la reçoit. C’est dans cette rencontre exactement, que réside la beauté des toiles de Mickaël.

Grande famille

La communauté dont la vie l’a sorti – celle de skateurs passionnés – Mickaël la retrouve par la peinture avec des artistes au même allant que lui transcendés par la création et l’expression dans leurs travaux de ce qu’ils recèlent au fond. « Peindre, c’est être connecté avec soi. » Par la planche ou par le pinceau, il fait aller, laissant à la matière la responsabilité de l’oeuvre finale, de la figure, fut-elle dans les airs ou sur sa toile. Il y a dans le sport et dans l’art la combinaison de la technique et de l’esthétique. La quête d’un équilibre entre exigence et élégance. La coexistence du complexe et du minimaliste. Sa maîtrise, Mickaël la doit à la pratique uniquement. À la confrontation de son travail à celui d’autres. « J’ai besoin d’être bouleversé. » Pas de comprendre. C’est affaire de coeur avant tout. Un coeur d’enfant. Et s’il est un souhait cher à celui de l’artiste, c’est d’unir les mondes dans un même espace. Soit les skateurs et les habitants des villes, en faisant du mobilier urbain des supports de création voués à être survolés, arrondis et patinés. Les petits, moyens et grands du monde, tels qu’illustrés dans sa Pyramide sociale. Les acteurs de la communauté artistique aussi – si éloignés soient-ils par la nature de leur pratique – dans son projet rêvé d’atelier commun, Fondation même, où chacun serait libre de donner à son talent l’existence qu’il mérite. Mais comme il faut du temps pour laisser à chaque oeuvre la chance d’exister, d’arriver à pleine maturité, Mickaël sait devoir attendre encore pour parvenir au sommet. De son art et de ses ambitions.

www.mickaelclebert.com

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Les 2, 3 et 4 mai prochains, Oyonnax sera le théâtre des championnats de France individuels de gymnastique artistique, qui se dérouleront à Valexpo. Le club Les Enfants du Devoir d’Oyonnax (EDO), organisateur de l’événement, se dit « très fier de la confiance accordée par la Fédération française de gymnastique ». Il faut dire que cette association oyonnaxienne a acquis une solide expertise dans l’organisation de compétitions, avec plusieurs championnats de France à son actif depuis la première édition en 1983. Un peu plus de 1 200 gymnastes sont attendus pour un spectacle d’exception, réunissant les meilleurs athlètes français. Les athlètes masculins se feront face sur 6 agrès différents : le sol, les arçons, les anneaux, le saut, les barres parallèles et la barre fixe, tandis que les féminines se challengeront, elles, sur 4 agrès : le saut, les barres asymétriques, la poutre et le sol. Rendez-vous à Oyonnax pour une compétition qui s’annonce palpitante !

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Championnat de France de gym
Les 2, 3 et 4 mai à Valexpo
Tarif : à partir de 13 €
Information : 04 74 77 97 56 – edo-gym@wanadoo.fr

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

C’est un atelier d’artiste, comme ceux que l’on imagine. Avec des toiles, partout. Les terminées au mur et celles en cours par terre, sur des bouts de carton. Les pots et pinceaux sont posés sur une table, dans un coin de la pièce. Éparpillés quand vient le temps de la création. Il y a les coulures, les gouttes aussi, sur la nappe et sur le parquet. Les marqueurs de l’art sont là et dès l’entrée l’identité de l’artiste. C’est Geneviève Girod qui a élu – non domicile, quoique, mais – atelier ici. Ses toiles sont un appel à vivre et observer. Fouiller dans l’image ce que l’on n’a pas décelé l’instant d’avant. Revenir et réfléchir, sinon se laisser porter. L’artiste a pris le temps d’observer. D’analyser… Car c’est au cœur du tableau, dans la nature, à son service même, qu’elle a œuvré plus de 30 ans. Et encore aujourd’hui. Geneviève est écologiste de formation et son travail, toujours, a consisté à combiner le sauvage et le domestiqué. À réunir la nature et le jardin dans un ensemble esthétique, comme elle combine aujourd’hui le geste libre et la quête d’un rendu maîtrisé dans ses travaux. Un transfert, opéré dans la continuité : « J’ai eu besoin de travailler la matière, les formes et couleurs. » Être dehors, par la fenêtre qu’elle ouvre en art. « La nature, c’est de l’imaginaire.« 

Somme de choix

Sa palette change à chaque saison : très colorée l’été, plus douce l’hiver. Mais il est une tonalité dont elle ne se départit jamais : celle orangée, jaune, éclatante et solaire, qu’elle insère, en fond comme en surface, dans chacune de ses œuvres. Par couches successives, elle apporte la lumière, essentielle, et la profondeur. Pinceau, brosse, outils divers aussi, détournés de leur usage en bâtiment pour poser les bases d’un monde imaginaire : Geneviève n’impose aucune limite, fut-elle matérielle ou technique, à son art. Un travail à l’instinct, libre, chaotique. « Une phase de jeu« , où l’artiste compose en parallèle toutes les toiles d’une même série. Sa règle ? « Ne jamais rester trop longtemps sur un même tableau. » Pour garder la fraîcheur et l’envie d’expérimenter. « Le plaisir, surtout ! » Par un jeu d’alternance, tantôt d’épaisseur ou de couleur, Geneviève crée la texture à laquelle, plus tard, elle adjoint un motif. « C’est un choix entre plusieurs voies possibles. » Un parti, pris sur la base d’essais plus ou moins fructueux. « La difficulté étant de savoir à quel moment s’arrêter… » Pas trop tôt, pour laisser à la toile le temps de vivre avec son spectateur. Et pas trop tard, pour ne pas l’y perdre. « Mais même si l’on rate ce moment, on peut refaire. C’est tout l’avantage de ce travail en couches : il n’y a aucun risque. » C’est aussi toute la symbolique du travail de l’artiste. Une allégorie de la vie, où l’on fait, parfois sans réfléchir et parfois en ayant dû. Où l’on bride puis libère. Où l’on tente, tombe puis se relève. « C’est l’histoire de ma vie. » Sa philosophie, sa démarche en tant qu’artiste aussi. L’apprentissage par l’expérience, jusqu’à trouver son essence. « Mais finalement, ce n’est pas ce qui compte, quand une personne regarde un tableau… Peu importe ce qu’il y a derrière, chacun sa réalité et sa façon de recevoir l’art dans ce qu’il représente pour lui. Vous direz crevasse dans la neige quand je dirai rivière vue du ciel. Ma récompense n’est pas dans l’interprétation que l’on fait de mes toiles, mais dans le plaisir que l’on prend à les contempler.« 

Geneviève Girod
En exposition permanente dans la galerie En dehors du cadre (3, rue Pierre-Brunet à Oyonnax)
En mai à H2M (5, rue Teynière à Bourg)
www.genevievegirodart.com
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

C’est une aventure qu’ils abordent à trois : Yoann, Ethan et Antoine. Trois, comme les Totally Spies… le nom que les amis ont choisi pour désigner leur équipage, en partance pour un mois dans quelque 20 pays d’Europe à bord d’une 205. C’est à l’Europ’raid que ces jeunes du territoire (Viry, Arbent, Oyo) se sont inscrits après que l’un d’eux a découvert son existence sur les réseaux sociaux et projeté de vivre l’expérience ensemble. « Yoann m’a appelé en pleine nuit pour me demander si j’étais chaud pour un tour d’Europe. Et bien sûr, j’ai dit oui ! » Les amis d’enfance sont rejoints dans leur projet par Antoine qui est aussi le 3e de la coloc’ qu’ils partagent pour leurs études. Pas d’appréhension, donc, sur le plan de la cohabitation. Une en revanche, sur le plan mécanique. Mais le trio sait pouvoir compter sur l’aide d’Adam et Fabio pour mettre leur 205 en état d’assurer les 8000 km qui les attendent. « On tâche aussi d’observer et d’apprendre, pendant qu’eux gèrent les réparations… » En plus du périple proprement dit, Yoann, Ethan et Antoine acheminent jusque loin sur le continent – en Europe de l’Est essentiellement – 70 kg au moins de fournitures sportives, scolaires ou médicales, en soutien aux enfants défavorisés. Une dimension sociale et solidaire chère au trio, impatient d’aller à la rencontre des locaux et partager avec eux des souvenirs impérissables. « L’organisation préconise un itinéraire, mais l’on reste libres de s’arrêter ou faire un détour si l’on en a envie. » Ils en ont envie… déjà ! Les soirées en bivouac seront quant à elles l’occasion d’échanger avec les autres participants. Soit 250 équipages au total, à raison de 3 personnes dans chaque : « Ça fait du monde ! » Une affluence record pour cette 10e édition du raid qui devrait réserver quelques surprises… Les Totally Spies en 205 sont d’ores et déjà préinscrits pour prendre le départ en août, depuis Belfort, après une visite au musée Peugeot… « Mais d’ici juin, on doit boucler le budget. » Autrement dit réunir 8000 € venant couvrir l’achat de la voiture, les frais routiers et logistiques entre autres. « Nous sollicitons des dons financiers en contrepartie d’une visibilité sur la 205 ou des dons en nature pour compléter notre liste de matériel. » Le trio même jeune ne craint pas d’aller au-devant des entreprises du secteur pour proposer de l’accompagner dans son projet. « On est assez à l’aise, c’est une chance ! » Il découvre aussi les joies administratives inhérentes à sa participation à l’Europ’raid : création d’une association, d’un compte bancaire pour la cagnotte. « On ne s’imaginait pas que ce soit si chronophage. » Tous, au sein de l’équipage, n’ont pas fait l’expérience du voyage au-delà des frontières françaises. Mais tous ont hâte. Pour le dépaysement, culturel, paysager… « Je crois que l’on ne réalise pas les retombées positives de cette aventure. » Car c’est la promesse de revenir grandi dans la débrouillardise et l’expérience de vie. En route, jeunes gens !

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Europ’raid
Du 2 au 23 août 2025
Suivez-les : les_totally_spies_en_205

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Son monde est exposé dans son salon et sur les étagères de l’atelier où elle assure la cuisson… Car c’est depuis chez elle que Stéphanie Robin donne vie à ses créatures – souvent oniriques – à partir de blocs de pierre et forte du savoir-faire acquis auprès de Julie Charbonnier à l’atelier sculpture où, il y a 8 ans, elle a découvert les rudiments de la pratique et depuis développé son propre style. Stéphanie est de ces âmes créatives qui aiment expérimenter plusieurs supports pour s’exprimer, jusqu’à trouver celui qui fait écho. « J’ai testé plein de choses, depuis petite. » Peinture, mosaïque, scrapbooking. Puis un jour la sculpture. Puis un jour, l’évidence. « J’ai tout de suite adoré ce travail en volume. » Faire naître une forme à mesure que la matière s’élève. Par le geste façonner une silhouette, un contour, donner à la peau une texture… Bref, créer la vie. À force d’essais, de persévérance aussi, l’artiste, qui pratique en amateur, a forgé son identité. « On arrive à me dire aujourd’hui que l’on reconnaît mes pièces parmi celles d’autres. » Si sa première a été inspirée d’une personne, toutes ses œuvres ensuite ont été fruit de son imaginaire. Notamment la tête de lion, librement inspirée de Pirates des Caraïbes et son héros, Jack Sparrow. « Je cherche des photos sous plusieurs angles pour appréhender les volumes, et pars, sans modèle ni croquis à côté. » Son point de départ, c’est le grès. Sorte de pâte à modeler granuleuse dont elle multiplie les couches avant de sculpter, à l’aide d’outils dont elle manie les effets pour donner à chaque création son lot de réalisme. Quant au temps passé sur chacune ? « Impossible de le dire… » tant le travail se fait par étape, le soir et les week-ends. « Mais ça représente beaucoup d’heures. »

La part de magie

De ses façonnages, Stéphanie fait des œuvres d’art… La terre brute est mise à sécher, quelques jours à quelques semaines selon l’épaisseur ; puis à cuire une première fois dans un four, avant de recevoir un émaillage et de repartir en cuisson, dans le même four ou au raku. « Le raku consiste en la cuisson rapide, une heure environ, d’une pièce que je sors encore chaude et dépose sur des copeaux de bois. Avec la chaleur, le bois prend feu et avec le choc thermique, la matière craquèle tandis que les parties non émaillées sont noircies. » Un jeu de hasard que Stéphanie apprécie particulièrement, découvrant à chaque sortie de four l’allure de ses pièces. « Les craquelures sont plus ou moins nombreuses, parfois l’émail s’oxyde et donne des nuances cuivrées… On ne maîtrise pas tout, il faut l’accepter. C’est la part de magie. » L’aléatoire aussi, ôtant sa part de routine à la pratique, et donnant à l’artiste un élan intact sur chaque nouvelle création. « Même sur une série, il n’est pas deux pièces qui soient identiques… » Si Stéphanie maîtrise la technique, et a depuis ses débuts pris soin de s’équiper à domicile, elle continue de suivre les ateliers dispensés par Julie, au centre culturel. « Parce qu’on n’a jamais fini d’apprendre. » Ni jamais assez soigné l’expression des personnages. « J’aime donner un côté humain aux animaux. » Ainsi amorce-t-elle son travail en compilant un maximum de visuels pour saisir les formes et volumes, et rendre dans ses créations les traits qui ajouteront à leur réalisme. « Il faut arriver à garder la vraie morphologie. Le moindre détail que vous changez dans l’expression peut modifier le visage tout entier. Il ne faut pas grand-chose… » Sans s’éloigner de la 3D, l’ancienne esthéticienne a le projet de travailler autour du corps : « De par mon métier, je connais l’anatomie par cœur. » Une base technique à laquelle l’artiste entend apporter sa force créatrice une fois trouvée « la porte d’entrée »… Une porte laissée grande ouverte par cette jusqu’au boutiste passionnée, qui fait de chaque projet une nouvelle raison d’explorer. « La seule limite, c’est celle que l’on s’impose. »

stephanie robin

Steph arts et matières

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Début décembre, la région Auvergne-Rhône-Alpes couronnait sa nouvelle Miss Coeur Élégance 2025 : l’Oyonnaxienne Eva Bertoni. Loin d’être attirée par les paillettes, la bienveillante jeune femme se retrouve davantage dans la dimension caritative de l’élection. Les Miss, quel que soit leur âge, sont en effet élues par le comité mais pour la cause qu’elles soutiennent, avant même leur beauté. Laissées libres dans les évènements qu’elles organisent pour les soutenir, les Miss reversent l’intégralité des bénéfices réunis aux associations qu’elles ont choisies. Celle choisie par Eva œuvre à la protection des animaux et à la conservation des espèces animales. Un engagement qui ne tient pas du hasard, puisque son parcours est en lien avec le bien-être animal : elle a été animatrice aux zoos de Beauval et Mulhouse et intervient actuellement comme responsable pédagogique dans un vivarium. Loin de se reposer sur sa couronne, Eva pense déjà à des évènements pour soutenir sa cause ; notamment la tombola de Pâques, des soirées caritatives ou divers reportages. Les fonds récoltés iront à l’association Helpsimus, pour la conservation des animaux à Madagascar. Parmi ses motivations, il y a aussi, bien sûr, l’attachement à sa région et son souhait de la faire rayonner par son action : « J’ai à coeur de montrer sa beauté, sa culture, ses associations. Je pense aux Aigles du Léman et leur programme de réintroduction des animaux, ou encore au centre de soin et de préservation animale Athéna. » Région qu’elle mettra par ailleurs en lumière lors de la finale nationale avec un costume typique. Eva est à la recherche de partenaires pour l’accompagner dans cette mission : avis donc aux stylistes et couturiers pour la robe régionale, ainsi qu’aux maquilleurs et coiffeurs pour les sorties officielles !

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