L’appel est lancé par l’Ordre de la Libération – créé par le général de Gaulle au sortir de la guerre pour consigner la mémoire des Compagnons de la Libération (parmi lesquels Romans Petit à Oyonnax), des médaillés de la Résistance et des collectivités médaillées (Oyonnax, Nantua et le lycée Lalande de Bourg entre autres) dans le cadre de sa collecte auprès du grand public d’archives relatives à la médaille de la Résistance. Une campagne menée depuis deux ans à l’occasion de la commémoration du 80e anniversaire des débarquements, de la libération de la France et sa victoire.
« Les archives privées apportent un autre éclairage sur l’Histoire. Donner une copie, c’est contribuer à la transmission, à la recherche et à l’étude de l’histoire des médaillés de la Résistance française, tout en garantissant la conservation des documents confiés. » C’est contribuer à l’apport de connaissance sur le parcours des médaillés, rendre hommage, et ce faisant et inscrire leur nom au bas de la grande Histoire. « Les derniers Résistants disparaissent, plaide Olivier Schwinn à la mairie. Il est donc capital pour la mémoire collective, et en vue du centenaire de la Seconde Guerre mondiale, de collecter et préserver les témoignages de cette époque. » Aussi chacun est-il invité à communiquer les éléments – quelle qu’en soit la nature : photo, film, lettre, attestation, carnet, journal intime – dont il dispose par mail, à l’adresse suivante : collectemrf@ordredelaliberation.fr
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction
« Au moins, je n’ai pas reculé dans le classement… » C’est un tantinet amer mais tout de même satisfait que Clemente, gérant du restaurant La Storia, aborde sa deuxième place après sa participation, lors du Sirha de Lyon, à la 6e édition du concours de pizza napolitaine. « C’était ma troisième participation. La première remonte à 2023, j’avais déjà fini sur le podium, troisième. J’y suis retourné l’an dernier, à Toulouse, où j’ai fini vice-champion. Et donc à nouveau cette année. » S’il a fallu le pousser à l’époque, le jeune chef s’inscrit désormais chaque année, avec en ligne de mire le titre de champion national. Et même celui mondial avec, le 10 avril, le championnat à Parme. « J’y étais déjà l’an dernier, et j’ai fini 25e sur 200 à cause de petites erreurs. » À charge de revanche, sur l’une comme sur l’autre des compétitions.
Lui, a appris l’art de la vera pizza napoletana à Naples, quand il avait 15 ans. Avec son papa d’abord, puis en école de cuisine. Il a fallu maîtriser le geste – le slap, dans le jargon -, faire et refaire, garnir et cuire selon la tradition. Avec cet accent mis sur la qualité des produits utilisés. Des produits venus d’Italie, pour un goût fidèle à la pizza que l’on mange au pays. « Soit, pour la margherita, des tomates pelées San Marzano, de la mozzarella di bufala, de l’huile d’olive extra vierge et quelques feuilles de basilic. » Pas davantage, pour apprécier aussi le goût et la texture de la pâte. Ce respect de la recette originale vaut à l’équipe de la Storia la venue de clients soucieux de goûter à la « vraie » pizza napolitaine. Il est aussi pour Clemente une façon de rendre hommage à ceux qui lui ont tout appris.
Au-delà de la pizza proprement dite, l’équipe du restaurant veut conserver l’esprit dans lequel on la mange en Italie. C’est un plat populaire, que l’on partage sur de grandes tablées. « Aux plus anciennes adresses de Naples, ça se passe encore ainsi. » Preuve s’il en faut que même aux mains de la jeune génération, la tradition a de beaux jours devant elle.
78 fauteuils à remplacer, la mise en place de marches lumineuses dans l’escalier, un travail sur l’acoustique et le changement d’écran, au programme 2025 des travaux de rénovation de la troisième salle du cinéma Atmosphère. La Ville d’Oyonnax a voté une enveloppe de 118 000 euros, taxes comprises, pour le faire. « Les trois salles du cinéma offriront désormais le même niveau de confort », précise Georges Curt, directeur des services techniques, en rappelant que les deux autres salles ont également fait l’objet de travaux de rénovation ces dernières années.
Nouvelle adresse, mais recette inchangée pour la Petite Jeannine, qui quittait le 5 février la rue André-Palisson pour s’installer rue Anatole-France, à la place du bar Le Cassis. « Mieux placée et encore plus cosy après trois mois de travaux », assure Lætitia Ladrière, maîtresse des lieux, qui veille sur son coffee shop avec passion. Son établissement est un lieu hybride entre café, restaurant et salon de thé : une parenthèse enchantée, aussi conviviale que gourmande, perpétuant la tradition familiale. Le nom de l’enseigne est un hommage à sa grand-mère paternelle, une femme qui, selon Lætitia, « aimait les belles et bonnes choses ». Certaines de ses recettes figurent d’ailleurs à la carte. Les clients peuvent profiter du rez-de-chaussée, l’étage n’étant pas accessible. Vingt-quatre convives peuvent s’installer et savourer, dès le matin, un petit déjeuner gourmand avec des viennoiseries accompagnées d’un large choix de boissons chaudes et fraîches. À midi, l’offre est tout aussi alléchante : bowl italien, pasta box, quiches, veloutés, sans oublier une option végétarienne toujours disponible. Tous ces plats peuvent être dégustés sur place, servis avec soin par Noémie, ou à emporter.
La Petite Jeannine 94, rue Anatole-France à Oyonnax Ouvert du mardi au jeudi, de 8 h 30 à 14 h et de 16 h à 18 h, le vendredi de 8 h 30 à 18 h et le samedi de 10 h à 18 h
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction
Ça bouge, derrière les murs du campus des métiers et des qualifications d’excellence ! Et pas qu’un peu… À commencer par l’équipe, quasi entièrement renouvelée. Avec désormais Cemile Poyraz en qualité de directrice opérationnelle, après avoir assuré le poste d’assistante de direction et chargée de projet, Simon De Gheselle, responsable du fablab depuis le départ de Mathieu Thevenot, et Mathilde Jacquin, confirmée à la suite de son alternance comme responsable com’ et référente vie étudiante. L’équipe, en lien constant avec les acteurs économiques de la Plastics Vallée, étudiants et porteurs de projet de tous âges et profils, œuvre à travers ses projets à la promotion du secteur de la plasturgie et de ses métiers supports. Par ses actions, elle contribue à montrer la variété des applications possibles avec le matériau plastique.
« Notre objectif est aussi de susciter des vocations dès le plus jeune âge. » Depuis la primaire, grâce à une approche pratique de l’économie circulaire et des enjeux qui lui sont liés. Notamment la Beebot (broyeuse à bouteilles) et la presse à injecter manuelle qui, au fablab, permettent de transformer des bouteilles en un monceau de paillettes, chauffées puis moulées pour devenir plus tard une toupie ou une règle selon le choix des tout-petits.
Une démonstration donc, doublée de projets avec des collèges et lycées du secteur. « On tâche de dire oui à tous les projets… C’est une preuve de notre dynamisme et de notre agilité. » Plasticampus accompagne un groupe d’élèves volontaires au Défi de First Robotique France – de la conception d’un robot à sa mise en mouvement – dont la finale nationale est prévue le 22 mars à Villeurbanne. « On aide aussi des enfants à modéliser et imprimer leur trousse 3D, les élèves du LPPRA à concevoir des cendriers de sondage pour le Nantua Fest, ceux d’une classe du collège Lumière sur la maquette et l’assemblage d’une cabane bio… jusqu’à la réalisation d’une sphère d’Hoberman pour le prochain spectacle d’un club de danse au centre culturel ! » Chaque projet faisant l’objet d’une couverture média en bonne et due forme par Mathilde. Un événement sera organisé en fin d’année scolaire afin de valoriser le travail effectué par les élèves et leurs professeurs. Seront conviés à ce rendez-vous, les enfants, leurs parents et des entreprises qui, au gré des stands où chacun présentera son travail, pourront repérer une technologie et susciter une vocation. Car il n’y a pas d’âge pour poser les bases de son avenir.
L’équipe Plasticampus tient à une proximité forte avec les acteurs de la vallée, « et pas seulement ceux de la filière plastique »… Ses partenaires sont divers et chacun peut, à condition d’adhérer, utiliser le fablab pour tester ses innovations. « Plusieurs entreprises nous confient le prototypage de leurs pièces. » Un échange gagnant, pour l’entreprise qui trouve un lieu équipé pour servir ses ambitions de développement ; et Plasticampus, qui met ses moyens au service de l’économie locale et du rayonnement territorial. Les étudiants du campus sont aussi évidemment bienvenus au fablab pour le développement de leurs propres projets. Comme Lucas qui trouve auprès de Simon les conseils nécessaires pour dessiner les maquettes avec lesquelles il pratique son sport : l’aéromodélisme. « J’en casse souvent ! C’est l’occasion d’en refaire et de les améliorerchaque fois… »
Un lieu de rendez-vous pour les âmes créatives qui, sur le reste du temps passé dans l’établissement, sont accompagnés dans leur scolarité par Mathilde. « Je suis leur référente et veille à leur bien-être… » Elle a notamment défendu la cause du BDE avec l’attribution d’une salle dédiée à l’étage. Et organise chaque mois sur un thème donné une sortie regroupant les jeunes autour d’une activité de cohésion. Pour donner une tonalité plus conviviale aux échanges entre intervenants et apprenants, et permettre de constituer son réseau dans un cadre informel. Pour ça non plus, il n’est jamais trop tôt.
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction
Ses boissons sont uniques, et ses clients unanimes : jamais ils n’ont retrouvé ce goût ailleurs. Rien de surprenant, quand on sait que Sambo Liev a minutieusement répété ses recettes pendant trois ans avant de se lancer. D’abord lors des salons à Valexpo, puis dans son propre établissement, situé place du 11 Novembre à Oyonnax, baptisé Abo’s Tea & Bubbles. Le nom Abo’s vient de Sambo, surnommée « Abo » au Cambodge, son pays d’origine. Elle a ajouté l’apostrophe S pour, comme en anglais, signifier que ce lieu lui appartient : « Mon objectif a toujours été d’avoir quelque chose à moi », confie-t-elle.
Une explosion de saveurs
Préparés avec des fruits mixés, du lait, des sirops ou des poudres aromatisées, ses bubble teas se déclinent à l’infini. Vous trouverez aussi : des thés aux fruits, du thé thaï, du thé glacé, des ice lattes ou encore des cocktails sans alcool. Plus qu’un simple salon de thé, Abo’s Tea & Bubbles est un véritable cocon chaleureux, aménagé avec des banquettes confortables et surtout des livres. Sambo souhaite offrir un espace où chacun puisse se détendre et nourrir son esprit. « Je veux que mes clients réfléchissent. Transmettre la connaissance est le plus beau des dons. » Chaque jour, elle propose des questions et défis autour des maths, du français, de la philosophie, ou des défis sportifs. « Aujourd’hui, par exemple, faire des squats permet de gagner une boisson gratuite ! » Sambo ouvrira d’ici fin mars un deuxième salon à Bourg. Une nouvelle aventure pour continuer à partager sa passion et son savoir-faire.
Ils changent vos clés, ils changent de murs aussi ! Raphaël Berrod et son employé Anthony quittaient début mars la rue Gabriel-Péri pour la galerie marchande Intermarché. Un choix opéré par le duo pour gagner en visibilité et profiter d’une surface de vente plus aérée. Les anciens locaux de la boulangerie ont été intégralement repensés pour offrir à l’équipe et sa clientèle un cadre flambant neuf et agréable, où venir solliciter une multiplicité de produits et services. « Nous souhaitons remercier à ce sujet les artisans qui sont intervenus, sur un délai très contraint, pour permettre l’ouverture de l’enseigne dans les temps… Soit Lampertico réno, MG électricité, SARL Justin et Créative studio. » Si le déménagement en galerie ne change rien au catalogue de prestations, « on va juste étoffer le rayon maroquinerie pour hommes », il s’accompagne en revanche d’un recrutement pour gérer accueil et vente. De quoi laisser à Anthony le temps d’opérer à l’atelier, et à Raphaël de dépanner les clients coincés derrière leur porte fermée ! En complément de la serrurerie – y compris les clés Vachette, pour lesquelles il a l’agrément, et celles de voiture – qui fait l’identité de Clévit, Raphaël a voulu donner à sa boutique un air de quincaillerie. On vient ainsi faire reprendre ses semelles, « ceux qui ont de bonnes chaussures au départ », acheter une pile, du cirage, des lacets, une ceinture, un porte-clés, une médaille à son chien, une coupe pour son club, une télécommande, un tampon, un parapluie, « et faire graver par laser tout type de support ». De quoi par exemple inscrire son nom sur sa boîte aux lettres, ou laisser le souvenir d’un événement sportif au bas d’un trophée… « Celui de la Fanny, pour les boulistes, fonctionne particulièrement bien ! » La technique est idéale aussi pour des cadeaux originaux, car personnalisés : « Nous avons gravé notamment un éclair sur une plaque de verre en forme de goutte pour un chasseur d’orages ». Autant de métiers ici combinés, pour le plaisir des clients qui trouvent auprès de Raphaël et Anthony le sens du service et la garantie du savoir-faire. « Gageons qu’en passant faire leurs courses, les gens se disent « Ah, tiens ! » et qu’ils poussent la porte… » Alors, cap ?
Clévit Galerie marchande Intermarché Ouvert du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 h et de 14 h à 19 h (18 h le samedi)
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction
« On touche tout le monde, y compris ceux qui n’ont pas de tatouage et qui n’en feront jamais ! » Tel est l’esprit de l’Oyo Tattoo Expo, dont Marc annonce la deuxième édition les 5 et 6 avril à Valexpo. C’est à un rendez-vous autour de l’art et plus largement du vivre-ensemble que l’équipe convie le public pour cette nouvelle convention. « L’an dernier, on a fait 5 000 entrées sur les samedi et dimanche, se félicite l’association. À Oyonnax et sur ce créneau-là, c’est exceptionnel. » Une raison si tant est qu’il en faille une de remettre ça, avec toujours la crème de la profession… que Marc connaît pour avoir lui-même exercé des années, au salon Redneck Tattoo de Saint-Claude (Jura). Une belle affiche donc, doublée d’une « super ambiance » orientée rock, il va sans dire, et d’un esprit de tolérance – symptomatique de la communauté artistique – donnant à chacun la liberté d’être soi. Les tatoueurs s’en donneront ainsi à cœur joie, imposant à leur créativité la seule limite de leur imaginaire. Ça laisse de quoi faire.
Culture polynésienne
« Hommage sera rendu cette année à la culture polynésienne, annonce Marc. Notamment au tatoueur Michel Manea, décédé récemment. » La Polynésie… Un territoire où le tatouage revêt plus qu’ailleurs une dimension symbolique. « Il dit les grandes lignes de la vie d’une personne. » Les amateurs auront affaire aux spécialistes du registre maori, qui opèreront dans les règles de l’art et la plus pure tradition. Une fidélité aux usages chère à Marc, qui fuit « le folklore et le pastiche » pour mieux servir et valoriser les coutumes telles qu’on les connaît, et pratique au pays. Au-delà du tattoo, la Polynésie imprègnera la convention sur le plan de l’animation, avec deux compagnies de danse tahitienne et marquisienne : « Les gens pourront venir apprendre le haka et le tamouré. » Différents stands aussi, proposant bijoux et produits de beauté, « même des massages ! » Sans oublier la cuisine, dont les spécialités seront cuites sur place par un traiteur.
De la variété
Si Marc a souhaité donner une thématique à sa convention – asiatique en 24, polynésienne en 25 – il a veillé aussi à mélanger les genres pour satisfaire à toutes les envies, en matière de tatouage bien sûr et d’animations. En musique d’abord, il promet « un retour aux sources » autour du rock et du rockabilly avec la présence d’Eddy Ray Cooper qui reprendra le répertoire de Johnny Cash. Sur les stands aussi qui proposeront taille de barbe, illustrations, dessins, tee-shirts, bandanas rétro et accessoires divers. Les gourmands trouveront comme alternative aux plats polynésiens les burgers de la (vraie) Caravane et des sandwichs à la raclette. Côté tattoo, de la variété encore avec le retour de David Raspoutine et la présence de Niilo Sevänen entre autres artistes. Le concours est reconduit avec un prix chaque jour dans les catégories noir & gris et couleurs, petite et grosse pièces, réaliste, manga et polynésien. « J’ai voulu mettre en avant les tatoueuses venues bousculer il y a quelques années un univers machiste, et des jeunes prometteurs. Il y a de la place pour tout le monde. » Les visiteurs auront ainsi le choix du roi pour donner corps à leurs idées. À eux de réserver leur créneau en amont ou de se décider sur place. Avec, toujours, la garantie d’une hygiène absolue.
Parmi les invités…
• Tahitian HK Tattoo Artiste tatoueur polynésien à Ambérieu-en-Bugey, originaire de Tahiti, Freddy est spécialisé dans le style polynésien, marquisien, maori et samoa. Pourquoi Tahitian HK Tattoo ? Tahitia fait évidemment référence à sa terre natale. Quant au HK, il symbolise la combativité, la détermination et la volonté de surmonter les obstacles.
• Ohana Tattoo Shop Miki, tatoueur originaire de Raiatea, partage sa passion du tatouage depuis 16 ans, dont 8 ans en Haute-Savoie. Fier de ses racines polynésiennes, il s’investit pleinement dans son art, aimant relever les défis que représentent les reprises et les cover-up. Polyvalent, Miki excelle dans tous les styles : samoa, marquisien, tahitien ou néo-zélandais. Sur Facebook et Instagram
• Karere L’art du « patutiki » au féminin sera à l’honneur avec Kokauani Larissa aka Karere. Pour un tatouage encré dans la plus pure des traditions des îles Marquises, venez à la rencontre de cette artiste originaire de Tahuata, une île polynésienne surnommée « l’île aux oiseaux ». Le tatouage marquisien traditionnel est un art sacré polynésien. Il utilise des motifs géométriques noirs, couvrant de larges zones du corps. Sur Facebook et Instagram
• Pako Cet artiste, expert de l’aiguille tahitienne, est reconnu pour son expertise dans les techniques de tatouage polynésien, alliant des motifs ancestraux à une créativité moderne. Sur Facebook et Instagram
• Hommage à la Polynésie Les troupes de danse Kapa Hau Noa et Mana Tupuna offriront un véritable hommage à la richesse culturelle et aux traditions ancestrales polynésiennes. Mana Tupuna dansera le haka, une danse guerrière emblématique de la culture maorie souvent exécutée pour accueillir des dignitaires ou marquer des moments significatifs. Avec ses gestes puissants, ses chants rythmés et son intensité palpable, le haka symbolise la force, l’unité et la fierté d’un peuple.
Oyo Tattoo Expo Samedi 5, de 10 h à 23 h & dimanche 6 avril, de 10 h à 19 h à Valexpo, à Oyonnax Tarif : 6 € par jour, 10 € le week-end
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction
L’équipe de la mairie d’Oyonnax et l’AEPV dévoilaient mi-décembre les grandes lignes du projet autour du bâtiment historique, icône du patrimoine industriel local et formidable lieu de mémoire : la Grande Vapeur. Projet visant à donner un second souffle à cet ensemble « en déshérence » et transformer la zone, le bâti et ses pourtours, en un espace de vie bouillonnant.
L’avant
L’édifice marque malgré lui la frontière entre le haut et le bas de la rue Anatole-France. Avec d’un côté le quartier Nord, et de l’autre le reste du centre-ville. Demeurée seule après la démolition de bâtiments périphériques, la Grande Vapeur s’élève au beau milieu d’un parking et constitue pour bien des locaux un site où l’on passe sans jamais s’arrêter. Pourtant partie intégrante de l’histoire de la ville, il mérite à plus d’un titre de s’attarder un instant. Construite en 1905 par le Sanclaudien Auguste Chanard, sur commande de l’Union électrique, laquelle assure à l’époque la production d’électricité, et sa diffusion, dans l’Ain, le Rhône et la Saône-et-Loire ; la Grande Vapeur est une usine de fabrication de peignes en celluloïd. La topographie du Haut-Bugey rendant difficile le raccordement des ateliers à l’électricité, la société a fait en sorte d’attirer les artisans à elle avec un argument imparable : un loyer modeste, de 35 francs par mois, pour bénéficier tout à la fois d’un accès direct à l’électricité, d’une cabine chauffée et d’une sécurité garantie contre le risque d’incendie. Car le celluloïd est (très) inflammable. Aussi a-t-il été nécessaire de bâtir selon un cahier des charges très précis. Soit une forme en V, avec deux ailes de 30 m permettant de ralentir la propagation des incendies ; une conception quasi intégrale en béton et métal ; des issues de secours judicieusement placées et d’immenses bassins, installés sur les toits, servant de réserve pour éteindre un feu en cas d’urgence et, en temps normal, à chauffer les cabines. Quelque 70 cabines, de 9 m2 chacune, où l’on vient travailler à 5, sous la surveillance du gardien par l’ouverture en triangle – rapidement bouchée pour éviter que les concurrents ne copient ! – prévue sur les portes métalliques. L’arrivée de la presse à injecter marquera le début du déclin de l’usine, jusqu’à sa fermeture en 1977. Une décennie plus tard, l’intérieur de la Grande Vapeur sera inscrit, et la façade et le toit classés au titre des Monuments historiques.
L’après
Espace muséal, centre d’affaires, vitrine. Les expressions sont nombreuses pour qualifier ce que sera demain la Grande Vapeur. Sans vocation – si ce n’est celle d’accueillir des visiteurs pour les Journées européennes du patrimoine et quelques expos temporaires – depuis la cessation d’activité, le bâtiment devrait, dans les prochaines années, faire l’objet d’une métamorphose d’ampleur. Des travaux visant à combiner plusieurs espaces avec chacun leur fonction, sur un même tènement. D’abord un musée, tel que défendu dès les années 2000 par Michel Perraud, alors adjoint à la culture, pour dire et valoriser les savoir-faire. À travers notamment une collection unique au monde, permettant d’aborder des sujets aussi variés que l’industrie, la science, l’ethnologie, la mode et les arts décoratifs. Une collection riche, mais fragile, dont les pièces seraient en partie présentées dans une extension neuve, autrement plus propice à leur conservation que le bâtiment d’époque, baigné de lumière mais très mal isolé.
La Grande Vapeur, à la croisée de l’art et l’industrie, deviendrait ainsi un lieu de rencontre, partage et transmission entre générations ; entre locaux et touristes aussi, le projet s’inscrivant dans une logique de territoire ayant comme double vocation celles de dynamiser l’activité commerciale et renforcer l’attractivité touristique. Un lieu de vie, donc, où viendraient flâner les habitants, se cultiver les curieux, innover les entreprises au gré des espaces de convivialité, aménagés aux abords du bâtiment, et jusque sur ses terrasses… L’héritage matériel et la réalité augmentée mêlés permettraient de reconstituer des scènes d’époque et de montrer combien la filière, de par sa capacité à s’adapter et se transformer, est résiliente. C’est aussi tout l’objectif, pour le maire Michel Perraud et l’ensemble des acteurs économiques de la Vallée : apporter des clés de compréhension dans un espace dit d’actualités où chacun serait invité à changer de regard sur un secteur décrié, pourtant partie prenante dans la réduction de l’empreinte carbone, et ce faisant la préservation de l’environnement.
La restauration de la Grande Vapeur, par l’insertion dans un bâtiment historique d’un projet résolument tourné vers l’avenir, se veut l’opportunité pour Oyonnax de « montrer ce qu’elle a su faire, et fera avec ses futurs partenaires ».
Qui, quand, combien ?
La Ville doit réunir quelque 10 millions d’euros pour donner vie à son projet. Elle a déjà pu compter sur le soutien de plusieurs donateurs, privés et publics, parmi lesquels la DRAC (l’État), l’Agglomération, le Département, le Massif du Jura… Elle a reçu aussi un chèque de 500 000 € par la Fondation du patrimoine, emmenée par Stéphane Bern. Entreprises et particuliers peuvent devenir mécènes. Tous sont invités à participer sur le site www.fondation-patrimoine.org.
Sur la réalisation proprement dite, la phase de recrutement a permis de recevoir 40 candidatures. Trois groupements ont été sélectionnés, et chacun a dû présenter les grandes lignes de son projet. Un seul sera retenu d’ici l’été. Les travaux seront lancés d’ici mi-2026 et devraient durer deux ans.
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction
Ça ne fait pas deux mois qu’elle est en poste mais, déjà, les idées se bousculent pour faire du centre un point fort de l’activité commerciale à Oyonnax. Rencontre avec Laurence Lopes, nouvelle manager de centre-ville.
Quels ont été, selon vous, les atouts de votre candidature au poste ? Je suis Oyonnaxienne et fière de l’être, j’aime ma ville et le centre, et je connais les commerçants pour avoir été moi-même responsable de la boutique Camaïeu, de 2007 à 2012… À l’époque, je mesurais déjà le potentiel de la ville, aujourd’hui plus encore. Je pense que mon embauche tient à mon discours et à mes convictions : le bassin a été précurseur dans l’industrie plastique ; je crois que l’on peut l’être aussi pour le commerce et compte pour ce faire sur la créativité des Oyonnaxiens.
Quelle est votre vision du commerce en général, et du commerce à Oyonnax en particulier ? C’est un gâteau à se partager ! Quand on est commerçant, il faut savoir provoquer l’envie, répondre à un besoin, être disponible, souriant, et veiller à faire d’une visite en boutique une expérience agréable pour son client. On oppose souvent le commerce en ville à celui en périphérie. Je ne vois pas de concurrence, plutôt une somme d’opportunités. Ça vaut également pour les professions de service décriées dans les rues du centre… Mais celui qui se rend à la banque ou chez son ophtalmo peut, au même titre qu’un autre, faire un tour avant ou après son rendez-vous. Le trafic est généré de la même façon, l’enjeu étant de donner envie d’entrer. On a tous intérêt à travailler ensemble. Dans mon idéal toutefois, le centre-ville compterait davantage d’enseignes pour hommes, en maroquinerie, chaussures… sur un créneau de moyenne gamme, à même d’attirer une clientèle de tous âges…
Quelle place le digital tient-il dans le commerce de proximité aujourd’hui ? Ma conviction est que l’on ne peut plus vivre avec un magasin physique uniquement. Il faut une présence sur les réseaux sociaux et une vitrine en ligne a minima, qui permette d’acheter en click & collect et de drainer une clientèle qui ne serait jamais venue autrement. Je vois à nouveau l’outil numérique comme l’opportunité d’avoir en boutique des personnes qui, sur place, sont bien accueillies, dûment conseillées et passent un bon moment et qui, fortes de leur expérience, feront la démarche de venir directement la fois d’après. Internet a un côté pratique, certes, mais l’on tend à revenir aux basiques. Le besoin d’être face à face avec son commerçant, d’échanger, de toucher, voir en vrai, essayer… On est à une période charnière ; le commerce de proximité a tout à y gagner.
Comment s’organise votre mission ? Vous a-t-on donné des axes de travail ? J’ai, bien sûr, échangé avec le maire, Michel Perraud, quant à ses attentes… J’y ai confronté mes idées. Tout va dans le même sens. J’interviens désormais selon les priorités que j’ai fixées. Soit, d’abord, faire le lien entre gens de terrain et administration, mon rôle étant d’écouter les problématiques avec bienveillance et d’oeuvrer à leur résolution. Les commerçants me confient leurs interrogations ; à moi de leur apporter des réponses. Ensuite, communiquer, et surtout impliquer les commerçants dans les décisions prises en matière d’attractivité. Eux sont sur place et en capacité de dire ce qui fonctionne ou moins. Enfin, recenser les locaux vacants et établir une stratégie pour y installer de nouvelles enseignes, en tâchant de varier l’offre. Il faut chercher les porteurs de projet, que j’invite à se présenter en mairie, et valoriser les savoir-faire.
À quoi ressemblent vos débuts sur le terrain ? Tout le monde, à la mairie comme parmi les commerçants, m’a réservé un excellent accueil. Je suis ouverte, sans filtre, à l’écoute, et j’aime profondément les gens. Je tâche de faire de mon expérience un atout pour conseiller les commerçants ; j’ai cet « oeil client » qu’eux n’ont plus forcément, pour revoir l’attractivité de leur enseigne et faciliter la lecture de leur offre en boutique. J’entends travailler main dans la main avec l’élu délégué au commerce, Freddy Nivel, le Pôle du commerce du Haut-Bugey, l’association des commerçants du quartier Nord, et plus largement avec tous les commerçants oyonnaxiens, dans un souci d’unité et de développement plus important encore. Je sais la municipalité et son maire disposés à suivre et soutenir tout projet d’animation qui profite aux professionnels et à la clientèle ; tout comme je sais pouvoir compter sur l’envie des commerçants. Ce sont eux les acteurs majeurs de l’attractivité et c’est ensemble que l’on parviendra à renverser la vapeur.