Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

C’est une aventure qui dure depuis 2021 pour le gérant John, et sa compagne Laura. Arrivé à la suite de Fernando qui avait promis de lui vendre l’affaire le jour où il voudrait prendre le large, le couple a réparti les rôles – elle à la vente, lui à la gestion -, chacun trouvant dans ses missions la satisfaction d’être son propre patron. « J’ai grandi dans l’épicerie de ma grand-mère, à Arbent », décrit Laura. De quoi développer tôt un goût, des aptitudes aussi, pour le commerce. Un sens relationnel mêlé à une passion pour la mode faisant de son quotidien à la boutique – entre sélection des pièces auprès des marques, en concertation avec John, rangement et conseil à la clientèle – un formidable terrain d’expression. « Je ne choisis que des marques que j’aime ! » assure la commerçante en gage de son allant pour conseiller telle ou telle selon les envies, style et morphologie de ses clients ; et bien sûr suggérer d’associer plusieurs pièces de sa collection… le plus souvent en tâchant d’oser les formes et couleurs laissées jusque-là aux acheteurs les plus audacieux. « On sort des classiques pour aller vers le large et les tons peps. » Une tendance visant à combiner look et confort, dans un corps que l’on assume désormais davantage. « Ça vaut chez l’homme aussi… » Car Genova habille hommes comme femmes, au gré des gammes de prêt-à-porter Superdry, Salsa Jeans, Le Temps des cerises, Freeman T. Porter, Lola Espeleta « plus Pepe Jeans d’ici le printemps », choisies pour la qualité de leurs vêtements garantie sur la durée. « Ils ne bougent pas ! » Il en va de même pour les accessoires proposés en complément. Rien ne comble plus Laura que le lien de confiance établi avec ses clients depuis 4 ans. « Il y a ceux restés fidèles depuis le début, et les nouveaux, qui ont pris leurs habitudes. » À tous, la commerçante réserve un accueil chaleureux et de judicieux conseils pour garnir son placard. Fouillez, il y aura toujours une bonne idée quelque part…

Genova
3, rue Voltaire à Oyonnax

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

C’est à une opération séduction de grande ampleur que s’emploient la mairie et ses partenaires, avec une campagne et des actions pensées d’abord pour les pros. Car si la ville et la Plastics Vallée n’ont plus à faire leurs preuves en matière de dynamisme économique, le bassin peine encore à s’imposer comme destination incontournable pour le tourisme d’affaires. Et pourtant, ses atouts sont nombreux. C’est à leur valorisation que se sont attelés les acteurs locaux, pour compter parmi les villes où il fait bon travailler. Trois leviers ont été actionnés, avec en toile de fond la volonté unanime de rayonner…

D’abord une présence de la Ville, de Haut-Bugey agglomération et de l’AEPV au salon du travail et de la mobilité professionnelle de Paris, fin janvier. Présence, aidant à une pleine valorisation du territoire à l’échelle nationale en termes d’expertise des entreprises – notamment dans l’industrie plastique – et d’opportunités pour les talents souhaitant rejoindre une région innovante et engagée.

La Ville et l’OT du Haut-Bugey ont quant à elles misé sur un support vidéo pour convaincre les entreprises du secteur et leurs clients de réserver des prestations hôtelières et de restauration auprès des professionnels du territoire.

La situation d’Oyonnax entre lacs et montagne, la qualité de son patrimoine gastronomique, la variété de son offre de loisirs, sont autant d’atouts complémentaires au savoir-faire des industriels, incitant à venir pour le travail… et revenir en famille.

C’est par la convivialité, enfin, que se démarque Oyonnax. Plus particulièrement par ses afterworks organisés au sein d’établissements emblématiques de la ville. Entrepreneurs, artisans, commerçants sont ainsi invités à partager des temps de rencontre et de détente dans un cadre informel et chaleureux. Rendez-vous est donné le jeudi entre 18 et 20 h, selon un programme établi. À savoir à compter du printemps : le 10 avril au Nouvel Hôtel, le 15 mai à la Storia, le 12 juin au 1055, le 11 septembre à la Table du Bugey, le 9 octobre au Nouvel Hôtel, le 13 novembre à la Storia encore, et le 11 décembre à la Table du Bugey à nouveau ; chacun proposant des plats, boissons et activités selon ses spécialités (pizzas, tapas, cocktails bowling…)

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

L’appel est lancé par l’Ordre de la Libération – créé par le général de Gaulle au sortir de la guerre pour consigner la mémoire des Compagnons de la Libération (parmi lesquels Romans Petit à Oyonnax), des médaillés de la Résistance et des collectivités médaillées (Oyonnax, Nantua et le lycée Lalande de Bourg entre autres) dans le cadre de sa collecte auprès du grand public d’archives relatives à la médaille de la Résistance. Une campagne menée depuis deux ans à l’occasion de la commémoration du 80e anniversaire des débarquements, de la libération de la France et sa victoire.

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« Les archives privées apportent un autre éclairage sur l’Histoire. Donner une copie, c’est contribuer à la transmission, à la recherche et à l’étude de l’histoire des médaillés de la Résistance française, tout en garantissant la conservation des documents confiés. » C’est contribuer à l’apport de connaissance sur le parcours des médaillés, rendre hommage, et ce faisant et inscrire leur nom au bas de la grande Histoire. « Les derniers Résistants disparaissent, plaide Olivier Schwinn à la mairie. Il est donc capital pour la mémoire collective, et en vue du centenaire de la Seconde Guerre mondiale, de collecter et préserver les témoignages de cette époque. » Aussi chacun est-il invité à communiquer les éléments – quelle qu’en soit la nature : photo, film, lettre, attestation, carnet, journal intime – dont il dispose par mail, à l’adresse suivante : collectemrf@ordredelaliberation.fr

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

« Au moins, je n’ai pas reculé dans le classement… » C’est un tantinet amer mais tout de même satisfait que Clemente, gérant du restaurant La Storia, aborde sa deuxième place après sa participation, lors du Sirha de Lyon, à la 6e édition du concours de pizza napolitaine. « C’était ma troisième participation. La première remonte à 2023, j’avais déjà fini sur le podium, troisième. J’y suis retourné l’an dernier, à Toulouse, où j’ai fini vice-champion. Et donc à nouveau cette année. » S’il a fallu le pousser à l’époque, le jeune chef s’inscrit désormais chaque année, avec en ligne de mire le titre de champion national. Et même celui mondial avec, le 10 avril, le championnat à Parme. « J’y étais déjà l’an dernier, et j’ai fini 25e sur 200 à cause de petites erreurs. » À charge de revanche, sur l’une comme sur l’autre des compétitions.

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Lui, a appris l’art de la vera pizza napoletana à Naples, quand il avait 15 ans. Avec son papa d’abord, puis en école de cuisine. Il a fallu maîtriser le geste – le slap, dans le jargon -, faire et refaire, garnir et cuire selon la tradition. Avec cet accent mis sur la qualité des produits utilisés. Des produits venus d’Italie, pour un goût fidèle à la pizza que l’on mange au pays. « Soit, pour la margherita, des tomates pelées San Marzano, de la mozzarella di bufala, de l’huile d’olive extra vierge et quelques feuilles de basilic. » Pas davantage, pour apprécier aussi le goût et la texture de la pâte. Ce respect de la recette originale vaut à l’équipe de la Storia la venue de clients soucieux de goûter à la « vraie » pizza napolitaine. Il est aussi pour Clemente une façon de rendre hommage à ceux qui lui ont tout appris.

Au-delà de la pizza proprement dite, l’équipe du restaurant veut conserver l’esprit dans lequel on la mange en Italie. C’est un plat populaire, que l’on partage sur de grandes tablées. « Aux plus anciennes adresses de Naples, ça se passe encore ainsi. » Preuve s’il en faut que même aux mains de la jeune génération, la tradition a de beaux jours devant elle.

La Storia
8, place Émile-Zola à Oyonnax

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

78 fauteuils à remplacer, la mise en place de marches lumineuses dans l’escalier, un travail sur l’acoustique et le changement d’écran, au programme 2025 des travaux de rénovation de la troisième salle du cinéma Atmosphère. La Ville d’Oyonnax a voté une enveloppe de 118 000 euros, taxes comprises, pour le faire. « Les trois salles du cinéma offriront désormais le même niveau de confort », précise Georges Curt, directeur des services techniques, en rappelant que les deux autres salles ont également fait l’objet de travaux de rénovation ces dernières années.

Cinéma Atmosphère
Place Jeantet, à Oyonnax

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Nouvelle adresse, mais recette inchangée pour la Petite Jeannine, qui quittait le 5 février la rue André-Palisson pour s’installer rue Anatole-France, à la place du bar Le Cassis. « Mieux placée et encore plus cosy après trois mois de travaux », assure Lætitia Ladrière, maîtresse des lieux, qui veille sur son coffee shop avec passion. Son établissement est un lieu hybride entre café, restaurant et salon de thé : une parenthèse enchantée, aussi conviviale que gourmande, perpétuant la tradition familiale. Le nom de l’enseigne est un hommage à sa grand-mère paternelle, une femme qui, selon Lætitia, « aimait les belles et bonnes choses ». Certaines de ses recettes figurent d’ailleurs à la carte. Les clients peuvent profiter du rez-de-chaussée, l’étage n’étant pas accessible. Vingt-quatre convives peuvent s’installer et savourer, dès le matin, un petit déjeuner gourmand avec des viennoiseries accompagnées d’un large choix de boissons chaudes et fraîches. À midi, l’offre est tout aussi alléchante : bowl italien, pasta box, quiches, veloutés, sans oublier une option végétarienne toujours disponible. Tous ces plats peuvent être dégustés sur place, servis avec soin par Noémie, ou à emporter.

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La Petite Jeannine
94, rue Anatole-France à Oyonnax
Ouvert du mardi au jeudi, de 8 h 30 à 14 h et de 16 h à 18 h, le vendredi de 8 h 30 à 18 h et le samedi de 10 h à 18 h

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Ça bouge, derrière les murs du campus des métiers et des qualifications d’excellence ! Et pas qu’un peu… À commencer par l’équipe, quasi entièrement renouvelée. Avec désormais Cemile Poyraz en qualité de directrice opérationnelle, après avoir assuré le poste d’assistante de direction et chargée de projet, Simon De Gheselle, responsable du fablab depuis le départ de Mathieu Thevenot, et Mathilde Jacquin, confirmée à la suite de son alternance comme responsable com’ et référente vie étudiante. L’équipe, en lien constant avec les acteurs économiques de la Plastics Vallée, étudiants et porteurs de projet de tous âges et profils, œuvre à travers ses projets à la promotion du secteur de la plasturgie et de ses métiers supports. Par ses actions, elle contribue à montrer la variété des applications possibles avec le matériau plastique.

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« Notre objectif est aussi de susciter des vocations dès le plus jeune âge. » Depuis la primaire, grâce à une approche pratique de l’économie circulaire et des enjeux qui lui sont liés. Notamment la Beebot (broyeuse à bouteilles) et la presse à injecter manuelle qui, au fablab, permettent de transformer des bouteilles en un monceau de paillettes, chauffées puis moulées pour devenir plus tard une toupie ou une règle selon le choix des tout-petits.

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Une démonstration donc, doublée de projets avec des collèges et lycées du secteur. « On tâche de dire oui à tous les projets… C’est une preuve de notre dynamisme et de notre agilité. » Plasticampus accompagne un groupe d’élèves volontaires au Défi de First Robotique France – de la conception d’un robot à sa mise en mouvement – dont la finale nationale est prévue le 22 mars à Villeurbanne. « On aide aussi des enfants à modéliser et imprimer leur trousse 3D, les élèves du LPPRA à concevoir des cendriers de sondage pour le Nantua Fest, ceux d’une classe du collège Lumière sur la maquette et l’assemblage d’une cabane bio… jusqu’à la réalisation d’une sphère d’Hoberman pour le prochain spectacle d’un club de danse au centre culturel ! » Chaque projet faisant l’objet d’une couverture média en bonne et due forme par Mathilde. Un événement sera organisé en fin d’année scolaire afin de valoriser le travail effectué par les élèves et leurs professeurs. Seront conviés à ce rendez-vous, les enfants, leurs parents et des entreprises qui, au gré des stands où chacun présentera son travail, pourront repérer une technologie et susciter une vocation. Car il n’y a pas d’âge pour poser les bases de son avenir.

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L’équipe Plasticampus tient à une proximité forte avec les acteurs de la vallée, « et pas seulement ceux de la filière plastique »… Ses partenaires sont divers et chacun peut, à condition d’adhérer, utiliser le fablab pour tester ses innovations. « Plusieurs entreprises nous confient le prototypage de leurs pièces. » Un échange gagnant, pour l’entreprise qui trouve un lieu équipé pour servir ses ambitions de développement ; et Plasticampus, qui met ses moyens au service de l’économie locale et du rayonnement territorial. Les étudiants du campus sont aussi évidemment bienvenus au fablab pour le développement de leurs propres projets. Comme Lucas qui trouve auprès de Simon les conseils nécessaires pour dessiner les maquettes avec lesquelles il pratique son sport : l’aéromodélisme. « J’en casse souvent ! C’est l’occasion d’en refaire et de les améliorer chaque fois… »

Un lieu de rendez-vous pour les âmes créatives qui, sur le reste du temps passé dans l’établissement, sont accompagnés dans leur scolarité par Mathilde. « Je suis leur référente et veille à leur bien-être… » Elle a notamment défendu la cause du BDE avec l’attribution d’une salle dédiée à l’étage. Et organise chaque mois sur un thème donné une sortie regroupant les jeunes autour d’une activité de cohésion. Pour donner une tonalité plus conviviale aux échanges entre intervenants et apprenants, et permettre de constituer son réseau dans un cadre informel. Pour ça non plus, il n’est jamais trop tôt.

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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Ses boissons sont uniques, et ses clients unanimes : jamais ils n’ont retrouvé ce goût ailleurs. Rien de surprenant, quand on sait que Sambo Liev a minutieusement répété ses recettes pendant trois ans avant de se lancer. D’abord lors des salons à Valexpo, puis dans son propre établissement, situé place du 11 Novembre à Oyonnax, baptisé Abo’s Tea & Bubbles. Le nom Abo’s vient de Sambo, surnommée « Abo » au Cambodge, son pays d’origine. Elle a ajouté l’apostrophe S pour, comme en anglais, signifier que ce lieu lui appartient : « Mon objectif a toujours été d’avoir quelque chose à moi », confie-t-elle.

Une explosion de saveurs

Préparés avec des fruits mixés, du lait, des sirops ou des poudres aromatisées, ses bubble teas se déclinent à l’infini. Vous trouverez aussi : des thés aux fruits, du thé thaï, du thé glacé, des ice lattes ou encore des cocktails sans alcool. Plus qu’un simple salon de thé, Abo’s Tea & Bubbles est un véritable cocon chaleureux, aménagé avec des banquettes confortables et surtout des livres. Sambo souhaite offrir un espace où chacun puisse se détendre et nourrir son esprit. « Je veux que mes clients réfléchissent. Transmettre la connaissance est le plus beau des dons. » Chaque jour, elle propose des questions et défis autour des maths, du français, de la philosophie, ou des défis sportifs. « Aujourd’hui, par exemple, faire des squats permet de gagner une boisson gratuite ! » Sambo ouvrira d’ici fin mars un deuxième salon à Bourg. Une nouvelle aventure pour continuer à partager sa passion et son savoir-faire.

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Abo’s Tea & Bubbles
8, place du 11 Novembre 1943 à Oyonnax
04 74 75 29 15

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Ils changent vos clés, ils changent de murs aussi ! Raphaël Berrod et son employé Anthony quittaient début mars la rue Gabriel-Péri pour la galerie marchande Intermarché. Un choix opéré par le duo pour gagner en visibilité et profiter d’une surface de vente plus aérée. Les anciens locaux de la boulangerie ont été intégralement repensés pour offrir à l’équipe et sa clientèle un cadre flambant neuf et agréable, où venir solliciter une multiplicité de produits et services. « Nous souhaitons remercier à ce sujet les artisans qui sont intervenus, sur un délai très contraint, pour permettre l’ouverture de l’enseigne dans les temps… Soit Lampertico réno, MG électricité, SARL Justin et Créative studio. » Si le déménagement en galerie ne change rien au catalogue de prestations, « on va juste étoffer le rayon maroquinerie pour hommes », il s’accompagne en revanche d’un recrutement pour gérer accueil et vente. De quoi laisser à Anthony le temps d’opérer à l’atelier, et à Raphaël de dépanner les clients coincés derrière leur porte fermée ! En complément de la serrurerie – y compris les clés Vachette, pour lesquelles il a l’agrément, et celles de voiture – qui fait l’identité de Clévit, Raphaël a voulu donner à sa boutique un air de quincaillerie. On vient ainsi faire reprendre ses semelles, « ceux qui ont de bonnes chaussures au départ », acheter une pile, du cirage, des lacets, une ceinture, un porte-clés, une médaille à son chien, une coupe pour son club, une télécommande, un tampon, un parapluie, « et faire graver par laser tout type de support ». De quoi par exemple inscrire son nom sur sa boîte aux lettres, ou laisser le souvenir d’un événement sportif au bas d’un trophée… « Celui de la Fanny, pour les boulistes, fonctionne particulièrement bien ! » La technique est idéale aussi pour des cadeaux originaux, car personnalisés : « Nous avons gravé notamment un éclair sur une plaque de verre en forme de goutte pour un chasseur d’orages ». Autant de métiers ici combinés, pour le plaisir des clients qui trouvent auprès de Raphaël et Anthony le sens du service et la garantie du savoir-faire. « Gageons qu’en passant faire leurs courses, les gens se disent « Ah, tiens ! » et qu’ils poussent la porte… » Alors, cap ?

Clévit
Galerie marchande Intermarché
Ouvert du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 h et de 14 h à 19 h (18 h le samedi)

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

« On touche tout le monde, y compris ceux qui n’ont pas de tatouage et qui n’en feront jamais ! » Tel est l’esprit de l’Oyo Tattoo Expo, dont Marc annonce la deuxième édition les 5 et 6 avril à Valexpo. C’est à un rendez-vous autour de l’art et plus largement du vivre-ensemble que l’équipe convie le public pour cette nouvelle convention. « L’an dernier, on a fait 5 000 entrées sur les samedi et dimanche, se félicite l’association. À Oyonnax et sur ce créneau-là, c’est exceptionnel. » Une raison si tant est qu’il en faille une de remettre ça, avec toujours la crème de la profession… que Marc connaît pour avoir lui-même exercé des années, au salon Redneck Tattoo de Saint-Claude (Jura). Une belle affiche donc, doublée d’une « super ambiance » orientée rock, il va sans dire, et d’un esprit de tolérance – symptomatique de la communauté artistique – donnant à chacun la liberté d’être soi. Les tatoueurs s’en donneront ainsi à cœur joie, imposant à leur créativité la seule limite de leur imaginaire. Ça laisse de quoi faire.

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Culture polynésienne

« Hommage sera rendu cette année à la culture polynésienne, annonce Marc. Notamment au tatoueur Michel Manea, décédé récemment. » La Polynésie… Un territoire où le tatouage revêt plus qu’ailleurs une dimension symbolique. « Il dit les grandes lignes de la vie d’une personne. » Les amateurs auront affaire aux spécialistes du registre maori, qui opèreront dans les règles de l’art et la plus pure tradition. Une fidélité aux usages chère à Marc, qui fuit « le folklore et le pastiche » pour mieux servir et valoriser les coutumes telles qu’on les connaît, et pratique au pays. Au-delà du tattoo, la Polynésie imprègnera la convention sur le plan de l’animation, avec deux compagnies de danse tahitienne et marquisienne : « Les gens pourront venir apprendre le haka et le tamouré. » Différents stands aussi, proposant bijoux et produits de beauté, « même des massages ! » Sans oublier la cuisine, dont les spécialités seront cuites sur place par un traiteur.

De la variété

Si Marc a souhaité donner une thématique à sa convention – asiatique en 24, polynésienne en 25 – il a veillé aussi à mélanger les genres pour satisfaire à toutes les envies, en matière de tatouage bien sûr et d’animations. En musique d’abord, il promet « un retour aux sources » autour du rock et du rockabilly avec la présence d’Eddy Ray Cooper qui reprendra le répertoire de Johnny Cash. Sur les stands aussi qui proposeront taille de barbe, illustrations, dessins, tee-shirts, bandanas rétro et accessoires divers. Les gourmands trouveront comme alternative aux plats polynésiens les burgers de la (vraie) Caravane et des sandwichs à la raclette. Côté tattoo, de la variété encore avec le retour de David Raspoutine et la présence de Niilo Sevänen entre autres artistes. Le concours est reconduit avec un prix chaque jour dans les catégories noir & gris et couleurs, petite et grosse pièces, réaliste, manga et polynésien. « J’ai voulu mettre en avant les tatoueuses venues bousculer il y a quelques années un univers machiste, et des jeunes prometteurs. Il y a de la place pour tout le monde. » Les visiteurs auront ainsi le choix du roi pour donner corps à leurs idées. À eux de réserver leur créneau en amont ou de se décider sur place. Avec, toujours, la garantie d’une hygiène absolue.

Parmi les invités…

• Tahitian HK Tattoo
Artiste tatoueur polynésien à Ambérieu-en-Bugey, originaire de Tahiti, Freddy est spécialisé dans le style polynésien, marquisien, maori et samoa. Pourquoi Tahitian HK Tattoo ? Tahitia fait évidemment référence à sa terre natale. Quant au HK, il symbolise la combativité, la détermination et la volonté de surmonter les obstacles.

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• Ohana Tattoo Shop
Miki, tatoueur originaire de Raiatea, partage sa passion du tatouage depuis 16 ans, dont 8 ans en Haute-Savoie. Fier de ses racines polynésiennes, il s’investit pleinement dans son art, aimant relever les défis que représentent les reprises et les cover-up. Polyvalent, Miki excelle dans tous les styles : samoa, marquisien, tahitien ou néo-zélandais.
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• Karere
L’art du « patutiki » au féminin sera à l’honneur avec Kokauani Larissa aka Karere. Pour un tatouage encré dans la plus pure des traditions des îles Marquises, venez à la rencontre de cette artiste originaire de Tahuata, une île polynésienne surnommée « l’île aux oiseaux ». Le tatouage marquisien traditionnel est un art sacré polynésien. Il utilise des motifs géométriques noirs, couvrant de larges zones du corps.
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• Pako
Cet artiste, expert de l’aiguille tahitienne, est reconnu pour son expertise dans les techniques de tatouage polynésien, alliant des motifs ancestraux à une créativité moderne.
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kokauani

miki

tahitian hk tatoo

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• Hommage à la Polynésie
Les troupes de danse Kapa Hau Noa et Mana Tupuna offriront un véritable hommage à la richesse culturelle et aux traditions ancestrales polynésiennes. Mana Tupuna dansera le haka, une danse guerrière emblématique de la culture maorie souvent exécutée pour accueillir des dignitaires ou marquer des moments significatifs. Avec ses gestes puissants, ses chants rythmés et son intensité palpable, le haka symbolise la force, l’unité et la fierté d’un peuple.

danse

danseuse

Oyo Tattoo Expo
Samedi 5, de 10 h à 23 h & dimanche 6 avril, de 10 h à 19 h à Valexpo, à Oyonnax
Tarif : 6 € par jour, 10 € le week-end