Posté le 21 juin 2022 par La Rédaction

Cilia Rochaix bégaie depuis l’âge de 12 ans. Tout au long de sa scolarité, son bégaiement a été difficile à vivre. « Pendant la période du Covid, on faisait nos cours par visio et mes professeurs ne comprenaient pas. C’était humiliant », raconte la jeune Brionnaise. Pour elle, le confinement est un déclic. Elle se lance dans l’écriture pour coucher ses pensées, ses émotions, sur le papier. À 23 ans, elle auto-publie Mon coming-out du bégaiement. Dans son livre, Cilia Rochaix recueille des témoignages, mais fait aussi part aux lecteurs de son expérience. Cette aventure, elle l’a partagée avec sa famille, notamment sa mère qui l’a aidée à mettre en page. Avec cet ouvrage, elle espère « sensibiliser les proches des personnes atteintes de bégaiement et les établissements scolaires : les profs ne savent pas forcément ce que c’est, car les élèves bègues ne parlent pas beaucoup en classe. En plus, ils ne sont pas formés à ça ». Pour faire connaître le bégaiement, elle a également créé un compte Instagram. À Lyon, son lieu d’études, elle a fondé un groupe où les personnes bègues peuvent s’entraider. Par ses multiples actions, la jeune femme veut faire passer un message aux familles : « Plus le bégaiement est pris en charge tôt, plus vite on peut apprendre à vivre avec. » Aujourd’hui, Cilia Rochaix s’est approprié son bégaiement. « Avant, je ne parlais plus tout. J’avais même peur de téléphoner », se remémore-t-elle. Elle aimerait que les personnes qui bégayent n’aient plus honte de leur bégaiement. « Certes, ça peut être embêtant et compliqué, mais aujourd’hui, je m’accepte comme je suis. Je vois mon bégaiement comme un compagnon de voyage. »

Mon coming-out du bégaiement est disponible en ligne sur la Fnac, à Decitre et Cultura.