Posté le 19 juin 2025 par La Rédaction

La Galerie des Artistes accueille cet été une nouvelle exposition riche en créativité et en émotions : « Palette et Crayons pour Tous », à découvrir du 12 juillet au 30 août 2025.

Organisée par l’association du même nom, cette exposition collective met en lumière les œuvres de 21 artistes – 12 adultes et 9 jeunes – réunis par leur passion commune pour le dessin et la peinture. Créée en 2001 et présidée par Jean-Louis Gonzalez, l’association s’est imposée comme un véritable espace d’expression artistique intergénérationnel, accessible à tous, débutants comme confirmés.

Encadrés depuis 2006 par M. Labart, diplômé des Beaux-Arts de Besançon, les membres explorent une grande variété de techniques – crayon, pastel, aquarelle, acrylique, huile – à travers des sujets aussi divers que les natures mortes, les portraits, les scènes urbaines ou les carnets de voyage.

Cette exposition estivale rend hommage à Saint-Claude, ses paysages, ses ambiances, mais aussi aux artistes René Genis et Guy Bardonne. Entre regards sensibles, inspirations locales et créations libres, « Palette et Crayons pour Tous » offre une plongée vivante dans la richesse graphique du Haut-Jura.

Entrée libre.

📍 Galerie des Artistes (Monde des Automates), Saint-Claude

🗓 Du 12 juillet au 30 août 2025

Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs d’art comme pour les curieux.

Posté le 22 mai 2025 par La Rédaction

Du 7 juin au 5 juillet, la Galerie des Artistes ouvre ses portes à un dialogue sensible entre deux univers créatifs : celui de Claudie Thiel et celui de Jean-Yves Guillet. Tous deux explorent la matière avec passion, précision et poésie à travers des œuvres mêlant mosaïque, marqueterie de paille et sculpture.

L’élégance du détail et de la lumière

Claudie Thiel présente un travail tout en finesse, où la matière devient texture, reflets et vibrations. Elle travaille la marqueterie de paille — un art ancien venu d’Extrême-Orient, très proche de la marqueterie de bois. Elle utilise de fines bandes de paille colorée pour composer des motifs délicats et jouer avec la lumière. Elle explore également la mosaïque de coquille d’œuf, un procédé minutieux et rare qui donne à ses tableaux un éclat particulier, entre fragilité et force.

« La marqueterie de paille, permet selon la lumière, d’observer une œuvre qui parait différente ». Claudie Thiel 

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Œuvre de Claudie Thiel en marqueterie de paille 

Formes sculptées et regards croisés

Jean-Yves Guillet, quant à lui, propose une œuvre sculpturale ancrée dans la matière. À travers ses créations, il donne vie à des formes tantôt abstraites, tantôt figuratives, où la texture et le mouvement occupent une place centrale. 

Une rencontre artistique singulière

Cette exposition est bien plus qu’un simple accrochage : elle met en lumière la complémentarité entre deux démarches artistiques singulières, où chaque œuvre invite le visiteur à ralentir, à observer, à ressentir. La rigueur du geste y rencontre l’émotion de la matière, pour offrir un moment suspendu aux visiteurs. 

Vernissage le vendredi 6 juin 2025 à 18h, dans la Galerie des Artistes (Le Monde des Automates, Place Jacques Faizant.)

Exposition ouverte du mardi au samedi, de 14h à 17h.
Rendez-vous dans la Galerie des Artistes, accès par Le Monde des Automates : Place Jacques Faizant à Saint-Claude. Entrée libre et gratuite.

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

Les expositions proposées au Musée du peigne et de la plasturgie font du plastique le prétexte idéal et récurrent pour aborder 1000 thématiques autour de lui. « Chacune est choisie pour mettre en  valeur notre fonds. » Soit quelque 16 000 pièces, présentées tantôt dans les espaces permanents du musée ou dans le cadre d’expos temporaires, autour de collections pas ou peu accessibles au public. « Simili permet un recentrage sur notre sujet de fond. » Et propose deux angles, imitation et strass, permettant respectivement de traiter l’origine du matériau, ses usages, et la défiance qu’il inspire aujourd’hui… Détails avec la directrice du musée et commissaire d’exposition Virginie Kollmann-Caillet.

Né pour imiter

Le plastique – celluloïd en fait – a vu le jour avec le concours lancé par une entreprise américaine pour trouver un substitut à l’ivoire, devenu trop rare et cher, dans la fabrication des boules de billard. C’est par elles, donc, et plus tard par toutes sortes d’objets que le plastique s’impose avec le temps comme alternative esthétique crédible aux matières naturelles telles que corne, écailles, nacre, pierre et bois, jusqu’au textile – dans le jargon duquel on connaît bien entendu le terme « simili » signifiant « faux cuir »… Loin d’être un support de copies médiocres, le plastique est un matériau noble, à même de prendre l’apparence, la texture même de mille autres matériaux avec une qualité telle que l’on s’y méprendrait. Quant à la forme, il n’est pas de limite… C’est en ce sens que le chimiste Léon Arbez-Carme a œuvré à la fin du XIXe siècle, ses travaux visant à prouver que le celluloïd pouvait tout à fait se substituer à d’autres matériaux à l’aide de patines et peintures venant créer l’illusion.

Homme et plastique, meilleurs ennemis

Le plastique a eu le mérite de permettre l’accès à des objets à une population n’ayant pas les moyens de les acquérir s’ils avaient été en matière naturelle… Celui aussi d’épargner quantité d’animaux, tués pour leurs précieux attributs. Les éléphants pour leurs défenses, entre autres. Une dimension éthique diluée par les trop nombreux scandales aujourd’hui, autour de la pollution et des dégâts sur la nature. « La faute à une offre démesurée et à la surconsommation dans notre société », pointe la commissaire, soucieuse de rendre au plastique l’image d’un matériau à haut potentiel, ne devant pas porter le poids de notre inconsistance face à la fragilité de la planète… Car malgré l’image d’une longévité millénaire, le plastique est au contraire en proie à une dégradation « rapide ». Cent ans environ, au terme desquels le camphre s’évapore et rompt la chaîne de polymères. Une fragilité dont le public n’a pas conscience et qui, pourtant, interroge sans cesse l’équipe du musée quant à l’avenir de ses collections.

Strass

Second angle de l’exposition, le strass est présenté tantôt sur des montures de lunettes ou ornements de coiffure issus du fonds du musée, tantôt sur des créations contemporaines. Le parcours de visite aborde tour à tour son origine, la méthode selon laquelle on le travaillait à l’époque – des  démonstrations seront assurées lors d’événements particuliers par d’anciens ouvriers – et la façon dont on le valorise aujourd’hui encore, notamment comme accessoire de mode. Ce sont plus de 300 pièces en tout qui seront exposées dans les espaces de la salle Miklos, à partir de la Nuit des musées, et jusqu’en janvier. « Venez changer de regard sur le plastique ! » invite Virginie Kollmann-Caillet.

Simili
Du 17 mai au 31 janvier 2026 salle Miklos, au Musée du peigne et de la plasturgie d’Oyonnax
Ouvert du mardi au samedi et le 1er dimanche de chaque mois, de 14 h à 18 h
Visite commentée les 12 juin, 3 et 16 juillet, 20 novembre, 4 décembre, à 15 h
Entrée libre

Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction

L’exposition rassemble une quarantaine d’œuvres, peintures et gravures, que l’artiste a composées dans le cadre de deux corpus thématiques. L’un et l’autre autour du corps, dans le premier au travail et dans le second libéré, en harmonie avec la nature. Deux univers opposés que lui parvient à réunir en un style qualifié de réaliste, quoique touchant parfois à l’onirique. Laurent Proux explore le corps et le met en scène dans un état tantôt contraint ou affranchi, dans un décor toujours très coloré. Installé à Paris, l’artiste a exposé ses travaux aux quatre coins du monde : de Chicago à Shangaï en passant par Moscou et Lyon, et récemment au Musée d’Orsay. Il participe à des résidences aussi, à l’étranger, en France et notamment à Saint-Claude, où il est venu à quatre reprises l’an dernier pour rencontrer ses acteurs et entreprises. Cette exposition, sa première monographique, se veut une passerelle entre son art et le territoire. Entre la culture et l’industrie. Entre deux mondes qui avec lui n’en forment qu’un.

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Comme un portrait du Jura, les tableaux de Laurent Proux évoquent à la fois sa dimension industrielle et son incroyable patrimoine naturel. Une terre à deux visages, où vivent, travaillent et s’épanouissent des milliers d’hommes et femmes. L’artiste livre une vision poétique du monde, alternant la technique des gestes et l’abandon des corps dans une série d’œuvres faisant écho au quotidien des gens d’ici tout autant qu’à leurs rêves. Laurent Proux prend le parti de montrer l’espace de travail. Sans embellir ni mentir… Jamais. Le travail dans ce qu’il a de technique, de physique et de pénible. Les travailleurs à la tâche sont ceux que l’artiste a rencontrés en entreprise. Des entreprises locales, emblématiques du Haut-Jura, partageant une histoire sociale riche et des savoir-faire ancestraux restés intacts. Fort de ses échanges, de ses observations surtout, l’artiste compose des toiles monumentales, faisant de chaque geste un motif et de chaque ouvrier un sujet, dans un environnement de travail souvent laissé de côté dans les représentations picturales, a fortiori celles contemporaines. Ses œuvres montrent, et font de l’espace mécanisé – notamment l’industrie du bois, importante dans l’économie locale – un trait d’union avec la nature environnante. Une nature fantasmée où les corps se fondent, tranquilles enfin. L’Homme renoue avec la Terre, est en symbiose avec elle, au point même de fusionner terre et chair dans un ensemble surréaliste. L’œuvre de Laurent Proux est le reflet d’une ville, une région donnant au corps éreinté un lieu remède où respirer, s’échapper, se ressourcer. Car derrière la porte de l’usine comme après la pluie ou au-dessus des nuages, par-delà les sapins jurassiens : il fait beau.

L’Arbre et la machine, par Laurent Proux
Jusqu’à dimanche 28 septembre, au Musée de l’abbaye de Saint-Claude