Dans le cadre des célébrations du 80e anniversaire de la base aérienne 278 d’Ambérieu-en-Bugey, le maire d’Oyonnax, Michel Perraud, souhaite mettre en lumière un événement majeur et porteur de sens : un concert caritatif organisé le 1er juillet à 19h30 à l’Ekinox de Bourg-en-Bresse.
L’intégralité des bénéfices de la soirée sera reversée aux blessés et aux familles endeuillées de l’aviation française, grâce à un partenariat avec la Fondation des Œuvres Sociales de l’Air.
Au programme de ce concert exceptionnel :
La Musique de l’Air et de l’Espace, un orchestre de 40 musiciens professionnels,
Mary Cooper, talentueuse chanteuse et guitariste folk,
Et Michael Jones, en pleine tournée anniversaire, qui célèbre 60 ans de carrière et les 40 ans du célèbre titre Je te donne, coécrit avec Jean-Jacques Goldman.
Michael Jones participera bénévolement à cet événement, ajoutant une dimension encore plus symbolique à cette soirée de solidarité et de musique.
Sa voix a longtemps résonné à la mi-journée, sur le plateau du journal télévisé de la chaîne M6. Elle résonne désormais sur scène avec son album de reprises de la légende du jazz, Nina Simone. Une artiste que Kareen Guiock-Thuram affectionne particulièrement et qu’elle a souhaité mettre en valeur dans son premier album Nina, sorti en 2023. Elle fera résonner sa voix sur la scène du centre culturel Aragon le jeudi 5 juin prochain, accompagnée de trois musiciens : Kevin Jubert au piano, Rody Cereyon à la basse et Tilo Bertholo à la batterie. Rencontre.
Quel lien avez-vous avec Nina Simone ?
«J’ai grandi avec la musique de cette artiste. Je l’écoute depuis toute jeune et, à chaque étape de ma vie, je comprends différemment son œuvre. Je suis toujours plus touchée par sa démarche, son authenticité, son incorruptibilité, sa fidélité à elle-même et à ses valeurs.
Pourquoi avez-vous choisi de reprendre cette mythique artiste ?
Au départ, c’est l’idée de Dominique Fillon, qui a réalisé cet album. Il m’a proposé de faire ensemble un hommage à Nina Simone. Dans la vie, il y a des moments où l’on a l’impression que tout s’éclaire, et c’est exactement ce qui s’est produit. C’était une évidence !
Comment Dominique Fillon est-il arrivé dans votre carrière ?
On se connaît depuis une vingtaine d’années. C’est un ami de longue date. La première fois que je suis montée sur scène pour chanter, c’est Dominique qui m’avait invitée à l’un de ses concerts. On a ensuite beaucoup travaillé à l’époque sur un album qui n’est jamais sorti, parce que tous les artistes ont plein de
rendez-vous manqués. Je pense qu’il avait mûri ce projet d’hommage dans un coin de sa tête et qu’il attendait le bon moment, pour lui comme pour moi.
Comment êtes-vous arrivée à la musique ?
Je suis incapable de citer un moment ou un déclic. C’est impossible. J’ai grandi dans une famille dans laquelle on écoutait énormément de musique. Surtout du jazz, mais aussi des musiques antillaises, africaines ou brésiliennes. La musique a toujours été mon échappatoire, mon coin de ciel bleu dans une vie familiale chaotique. C’est mon refuge. La musique et le chant, c’est ce qui m’a toujours tenue debout. Chanter, c’est jouer avec le souffle, et quand on ne respire plus, on est mort. Ça me fait sentir d’autant plus vivante.
Jouer avec le souffle demande de la technique. Comment avez-vous appris à chanter ?
C’est lunaire, mais je prends des cours depuis seulement six mois ! Quand j’ai commencé à enchaîner les concerts, je me suis rendu compte à quel point il fallait prendre soin de ses cordes vocales. Quand on est autodidacte, on s’arrange en se créant ses propres méthodes. Elles peuvent aussi être mauvaises, alors il faut travailler pour les corriger et ne pas se mettre en danger.
Entre concerts, métier de journaliste et vie de famille, à quoi ressemble votre quotidien ?
C’est une histoire d’organisation. Les femmes savent faire ça bien, on sait voler du temps (rires). Une partie de la semaine, je suis journaliste à 100%. Je me consacre uniquement à l’écriture de l’émission 66 minutes et aux réunions avec la rédaction. J’ai essayé d’être journaliste le midi et chanteuse le soir, mais c’est un enfer. Quand je suis journaliste, je suis au service d’une information et des téléspectateurs ; quand je suis chanteuse, je suis au service de mes propres émotions. Je fais en sorte de garder une cloison hermétique entre ces deux incarnations-là.
Comment avez-vous constitué votre équipe de musiciens ?
Kevin Jubert, c’est un ami commun qui me l’avait recommandé. Je cherchais un pianiste pour prendre des cours et travaillersur mes maquettes. J’ai eu un coup de cœur pour lui. Il s’est mis au piano, des couleurs, des nuances magiques naissaient de ce qu’il jouait. Un lien très profond s’est créé. Quand j’ai sorti l’album et monté la tournée, je voulais vraiment travailler avec lui. L’équipe s’est ensuite complétée naturellement avec Rody Cereyon et Tilo Bertholo. L’idée, c’était de former une famille et d’être entourée de gens bienveillants. Je
voulais travailler avec de grands musiciens qui avaient aussi cette ouverture d’accompagner une chanteuse en début de carrière. Sur scène, on s’amuse, on invente, il n’y a pas deux concerts qui se ressemblent !
Après Nina, travaillez-vous sur un autre projet musical ?
Je travaille sur le prochain album et ce sera un album de compositionspersonnelles. Je suis vraiment très contente. Au tout départ, ce n’était pas ma vision ni mon projet d’arriver avec un album de reprises. Parfois, il n’y a pas de hasard. Ce qui est intéressant, d’avoir débuté une carrière professionnelle avec un hommage à Nina Simone, c’est de poser, d’emblée, à quelle école j’appartiens. Cet album m’a aussi obligée, en vitesse accélérée, à démontrer exactement qui j’étais. Le propos, ce n’était pas d’être dans l’imitation de Nina Simone. C’était d’aller chercher ce que je suis moi, m’obligeant à être authentiquement authentique. Ça me donne une liberté immense d’être absolumentce que je suis et de faire le projet que je veux.
Ils avaient déjà joué ici en 2019. Ils reviennent. Les trois musiciens de Transat Irish Trad System font leur retour à Nantua pour un concert venant clôturer la saison culturelle à l’espace André-Malraux, qui en quatre dates depuis janvier a tâché de proposer au public un panorama dynamique et vibratoire de la scène contemporaine. C’est à une traversée vers l’Irlande et au-delà qu’invite le trio animé par sa passion pour la musique traditionnelle et ayant à cœur de partager son énergie. On traverse avec eux les contrées atlantiques (Irlande, Écosse, Amérique du Nord), voguant entre les époques et styles musicaux. Eux, alternent mélodies et improvisations instrumentales et vocales et réinventent la tradition en mêlant timbres acoustiques et sonorités actuelles. Entre arrangement du répertoire classique et compositions originales, le groupe forme un trait d’union entre le passé et le présent, et offre par son talent un hymne à la musique irlandaise d’aujourd’hui. Le violon entraîne dans la danse et évoque le bruit de l’océan ou le cri des mouettes, puis le bodhran et le bouzouki nous plongent dans les folles ambiances des soirées irlandaises, jusqu’à ce que la voix grave et le charisme rock’n’roll de Lucie Étienne finissent de nous embarquer dans l’univers sonore explosif de ce trio d’exception.
Transat Irish Trad System Jeudi 10 avril, à 20 h à l’espace André-Malraux de Nantua Tarifs : plein 19 €, réduit 14 €, enfant 8 € Avec Jean-Pierre Aufort (violon, looper), Lucie Étienne (voix), Lionel Tessier (bouzoukis, percussions électroniques, bodhran, looper)