Samedi 21 juin, les rues d’Oyonnax vibreront au rythme de musiques venues du monde entier à l’occasion de la traditionnelle Fête de la Musique.
L’association Yasso investira l’esplanade de la Grenette dès 15h pour lancer les festivités. Le groupe de danse qui travaille en collaboration avec deux artistes originaires de Côte d’Ivoire, fera résonner ses djembés et proposera au public oyonnaxien de découvrir « le travail de toute une année ». Ce sera l’occasion de vous essayer à quelques pas de danse au son des percussions.
L’association Yasso en pleine démonstration.
À partir de 18h, un DJ ambiancera le parc René Nicod, permettant aux familles de partager un moment convivial entre générations. Le trio Un air de swing fera résonner ses instruments au rythme de mélodies mêlant jazz manouche et soul, avant de laisser la scène à Coffee Tone. Le groupe lyonnais, aux influences pop, soul et funk, fera vibrer le public dès 21h30.
Des commerçants partenaires, situés aux quatre coins de la ville, proposeront également une animation festive et musicale. Rendez-vous dans l’un des huit établissements participants : Le Sporting, Les 5 Passages, Le Bistrot de la Vapeur, La Table des Canneleurs, Le Comptoir du Torréfacteur, Hord, Grillade Avenue et le salon de coiffure Hair Attitude pour vous amuser en musique.
Enfin, l’Amicale des Pompiers, le Club Subaquatique d’Oyonnax, le Oh! Bugey Festival, le Trispiridon et École Sans Frontière seront présents pour vous rafraîchir avec des stands de boissons et de petite restauration.
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Posté le 16 mai 2025 par La Rédaction
L’esplanade de la Grande Vapeur prend des airs de Montmartre le temps d’une soirée d’été. Après son annulation l’an dernier en raison d’une météo défavorable, la galerie d’art éphémère en plein air fait son grand retour le vendredi 13 juin, marquant le premier grand rendez-vous festif de la programmation d’été de la ville d’Oyonnax.
Une quarantaine d’artistes et de créateurs présenteront leurs œuvres aux curieux, passionnés d’art ou amateurs d’artisanat local. Déambulez dans le marché des créateurs, où de nombreux artisans locaux vous proposeront bijoux, peintures, dessins ou sculptures. Le Carré d’Art, partenaire de l’événement, sera également présent pour vous faire découvrir douze artistes. Une séance de dédicace sera organisée avec les écrivains Philippe Debise et Pierre Dupont Travel.
À l’occasion de cette parenthèse créative, poussez les portes de la Grande Vapeur, lieu emblématique de l’histoire d’Oyonnax, pour découvrir l’exposition des œuvres de Jacki Maréchal, proposée par le Centre Culturel Aragon. Les Amis du Musée auront à cœur de partager avec vous leurs anecdotes pour tout savoir du passé industriel du bâtiment et de ses nombreuses cabines.
Une nouveauté !
En partenariat avec la société de transport Keolis et l’Office de Tourisme du Haut-Bugey, embarquez gratuitement à bord d’un minibus entre 18h30 et 21h pour un circuit commenté autour des fresques qui ornent les murs de la ville.
À votre retour, prolongez la soirée en partageant un moment convivial en famille ou entre amis, avec l’animation musicale du DJ Discovery Event et un espace de restauration assuré par l’USO Twirling.
De 18 h à 23 h Esplanade de la Grande Vapeur, Oyonnax
Pas de modification de circulation
Tous les parkings restent accessibles
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Posté le 19 mars 2025 par La Rédaction
Il aurait pu l’appeler « salle des pas perdus », en clin d’oeil à ses oeuvres – reprenant chacune le modèle de pieds entremêlés – attendant d’avoir leur propre symbolique… Mais c’est « Atel’ièps » que l’artiste a choisi, et peint sur la porte en lettres d’écolier, pour désigner son espace de création.
Mickaël Clebert est devenu artiste après une blessure maligne à la cheville. Un coup d’arrêt au skate – dont il entendait faire l’objet de sa carrière – mis à profit par le trentenaire pour explorer une nouvelle discipline, sinon sportive alors artistique, et par elle acter un rebond magnifique. « Continuer à marcher. » Tel est le crédo de Mickaël qui, le temps de sa convalescence, sa quête aussi d’un autre chemin vers soi, trouve dans ses carnets de croquis une force créatrice et les bases d’un nouvel univers. Il y a eu les fleurs d’abord, de celles qui font éclore un homme ; et rapidement le pied, mêlé à 16 milliards d’autres, sur ses toiles et sur Terre. L’artiste le sait, il tient son motif. Son identité. Le pied, celui qui l’a fragilisé à l’époque et le porte aujourd’hui. Du corps, Mickaël ne retient que les pieds, qu’il trace très géométriques, comme pour illustrer la rudesse du monde, adoucie pourtant par le lien qui les unit dans un ensemble esthétique, presque hypnotique. Un résultat que l’artiste lui-même peine à soupçonner avant de revenir à lui après un état méditatif où l’intuition prend… le pas sur la réflexion. « Le moment de création doit être dûment installé, pour permettre à l’âme de monter en vibrations. » Car c’est à un voyage que convie l’artiste dans chacun de ses tableaux. Voyage dans l’imaginaire de celui qui regarde et interprète. Si la toile est un cadeau, elle n’a jamais le même sens pour celui qui l’offre et celui qui la reçoit. C’est dans cette rencontre exactement, que réside la beauté des toiles de Mickaël.
Grande famille
La communauté dont la vie l’a sorti – celle de skateurs passionnés – Mickaël la retrouve par la peinture avec des artistes au même allant que lui transcendés par la création et l’expression dans leurs travaux de ce qu’ils recèlent au fond. « Peindre, c’est être connecté avec soi. » Par la planche ou par le pinceau, il fait aller, laissant à la matière la responsabilité de l’oeuvre finale, de la figure, fut-elle dans les airs ou sur sa toile. Il y a dans le sport et dans l’art la combinaison de la technique et de l’esthétique. La quête d’un équilibre entre exigence et élégance. La coexistence du complexe et du minimaliste. Sa maîtrise, Mickaël la doit à la pratique uniquement. À la confrontation de son travail à celui d’autres. « J’ai besoin d’être bouleversé. » Pas de comprendre. C’est affaire de coeur avant tout. Un coeur d’enfant. Et s’il est un souhait cher à celui de l’artiste, c’est d’unir les mondes dans un même espace. Soit les skateurs et les habitants des villes, en faisant du mobilier urbain des supports de création voués à être survolés, arrondis et patinés. Les petits, moyens et grands du monde, tels qu’illustrés dans sa Pyramide sociale. Les acteurs de la communauté artistique aussi – si éloignés soient-ils par la nature de leur pratique – dans son projet rêvé d’atelier commun, Fondation même, où chacun serait libre de donner à son talent l’existence qu’il mérite. Mais comme il faut du temps pour laisser à chaque oeuvre la chance d’exister, d’arriver à pleine maturité, Mickaël sait devoir attendre encore pour parvenir au sommet. De son art et de ses ambitions.
C’est sans doute la revue la plus menue de la planète des arts plastiques : un format A6 classique, soit 10,5 par 14,8 centimètres, que Marie Morel consacre, chaque fois à un nouvel artiste dont elle apprécie les œuvres. Dans le numéro de décembre, elle a craqué pour un créateur de maisons de lutins de Seine-et-Marne, qu’il colle au mortier sur les murs de maison. Pas n’importe quelles maisons : « Chez des gens que je connais ou qui ont manifesté leur désir d’accueillir une petite maison sur leur façade », explique cet artiste qui a choisi de rester anonyme. L’ensemble est réalisé à partir d’émaux qu’il découpe avant de les fixer sur de la fibre de verre, puis de les sceller la nuit sur des murs. Ces constructions en miniature sont donc au menu du dernier numéro de Regard, la revue que l’artiste publie à 2 500 exemplaires. Elle en est au n°165, ce qui témoigne finalement de la richesse des arts plastiques en France. Mais à ce numéro de Regard, Marie Morel a ajouté un petit carnet de notes illustré par une aquarelle de pigeon, la signature emblématique de l’artiste. Le titre de l’œuvre est on ne peut plus explicite : Il faut réaliser ses rêves. « C’est la première fois que je fais cela, remarque-t-elle, c’est un cadeau pour noter ses rêves. » Pourquoi ce carnet : « Parce que jetrouve que les gens ne réalisent pas assez leur vie, j’ai envie de les bouger un peu, de boosterles gens qui ont des envies mais qui n’osent pas. Le problème, c’est que tout le monde veut ces carnets, je ne m’attendais pas à cela… »
Son monde est exposé dans son salon et sur les étagères de l’atelier où elle assure la cuisson… Car c’est depuis chez elle que Stéphanie Robin donne vie à ses créatures – souvent oniriques – à partir de blocs de pierre et forte du savoir-faire acquis auprès de Julie Charbonnier à l’atelier sculpture où, il y a 8 ans, elle a découvert les rudiments de la pratique et depuis développé son propre style. Stéphanie est de ces âmes créatives qui aiment expérimenter plusieurs supports pour s’exprimer, jusqu’à trouver celui qui fait écho. « J’ai testé plein de choses, depuis petite. » Peinture, mosaïque, scrapbooking. Puis un jour la sculpture. Puis un jour, l’évidence. « J’ai tout de suite adoré ce travail en volume. » Faire naître une forme à mesure que la matière s’élève. Par le geste façonner une silhouette, un contour, donner à la peau une texture… Bref, créer la vie. À force d’essais, de persévérance aussi, l’artiste, qui pratique en amateur, a forgé son identité. « On arrive à me dire aujourd’hui que l’on reconnaît mes pièces parmi celles d’autres. » Si sa première a été inspirée d’une personne, toutes ses œuvres ensuite ont été fruit de son imaginaire. Notamment la tête de lion, librement inspirée de Pirates des Caraïbes et son héros, Jack Sparrow. « Je cherche des photos sous plusieurs angles pour appréhender les volumes, et pars, sans modèle ni croquis à côté. » Son point de départ, c’est le grès. Sorte de pâte à modeler granuleuse dont elle multiplie les couches avant de sculpter, à l’aide d’outils dont elle manie les effets pour donner à chaque création son lot de réalisme. Quant au temps passé sur chacune ? « Impossible de le dire… » tant le travail se fait par étape, le soir et les week-ends. « Mais ça représente beaucoup d’heures. »
La part de magie
De ses façonnages, Stéphanie fait des œuvres d’art… La terre brute est mise à sécher, quelques jours à quelques semaines selon l’épaisseur ; puis à cuire une première fois dans un four, avant de recevoir un émaillage et de repartir en cuisson, dans le même four ou au raku. « Le raku consiste en la cuisson rapide, une heure environ, d’une pièce que je sors encore chaude et dépose sur des copeaux de bois. Avec la chaleur, le bois prend feu et avec le choc thermique, la matière craquèle tandis que les parties non émaillées sont noircies. » Un jeu de hasard que Stéphanie apprécie particulièrement, découvrant à chaque sortie de four l’allure de ses pièces. « Les craquelures sont plus ou moins nombreuses, parfois l’émail s’oxyde et donne des nuances cuivrées… On ne maîtrise pas tout, il faut l’accepter. C’est la part de magie. » L’aléatoire aussi, ôtant sa part de routine à la pratique, et donnant à l’artiste un élan intact sur chaque nouvelle création. « Même sur une série, il n’est pas deux pièces qui soient identiques… » Si Stéphanie maîtrise la technique, et a depuis ses débuts pris soin de s’équiper à domicile, elle continue de suivre les ateliers dispensés par Julie, au centre culturel. « Parce qu’on n’a jamais fini d’apprendre. » Ni jamais assez soigné l’expression des personnages. « J’aime donner un côté humain aux animaux. » Ainsi amorce-t-elle son travail en compilant un maximum de visuels pour saisir les formes et volumes, et rendre dans ses créations les traits qui ajouteront à leur réalisme. « Il faut arriver à garder la vraie morphologie. Le moindre détail que vous changez dans l’expression peut modifier le visage tout entier. Il ne faut pas grand-chose… » Sans s’éloigner de la 3D, l’ancienne esthéticienne a le projet de travailler autour du corps : « De par mon métier, je connais l’anatomie par cœur. » Une base technique à laquelle l’artiste entend apporter sa force créatrice une fois trouvée « la porte d’entrée »… Une porte laissée grande ouverte par cette jusqu’au boutiste passionnée, qui fait de chaque projet une nouvelle raison d’explorer. « La seule limite, c’est celle que l’on s’impose. »
Sur le parquet poussent les fleurs de son jardin, ou presque. L’artiste a sorti de l’atelier la cinquantaine de toiles qu’il a peintes… Un monde en mille couleurs, Ailleurs sans tourments, paradis doux, sauvage et silencieux dont il fait depuis quelque temps, et chaque année du printemps à l’automne, son bastion de nature. Jacki Maréchal livre dans cette dernière série, l’enfin tranquillité de sa nouvelle vie. Et avec elle, la découverte d’une ruralité sobre et belle. « Des années, j’ai cherché un lieu de repos… » Jusqu’à trouver l’écrin qui désormais l’apaise et le nourrit. La campagne. Si le métier fait le feu, il fait aussi la contrainte. « Quoique sans elle, on ne vit pas ! » Il a fallu créer, bien sûr, surtout dire et montrer. « C’est une exigence inhérente aux artistes » : savoir-faire, et faire savoir. Jacki Maréchal a voyagé, beaucoup, partout, longtemps, pour accompagner ses travaux. Une routine excitante et galvanisante, de laquelle il s’est affranchi lorsqu’il a tout plaqué. « Le propos change, quand vous sortez du monde de la culture. » Les tracas sont ceux du quotidien. Pour aujourd’hui, pas demain. C’est concret, palpable et immédiat. « On se pose d’autres questions. » Les siennes ont été de faire et refaire le jardin, au gré des visites des taupes, blaireaux et sangliers sur son terrain. Déjeuner avec les oiseaux, et reconnaître tel et tel à son allure ou son chant. Installer sa chaise dans le lit de rivière en contrebas. Une vie dehors renouant avec la quête du peintre plus jeune. Notamment cette retraite dans un monastère bouddhiste, donnant au silence sa superbe et à l’homme une pleine sérénité. Aujourd’hui résident impermanent, Jacki loue la simplicité, « celle noble, qui prend les choses telles quelles, sans les compliquer », de la campagne et des gens qui l’habitent. « Tout ici prend un sens fort. » La peinture, d’autant plus.
Au jardin
Car même retiré, l’artiste reste artiste. « Les premières années, j’ai peint en silence… » Comprendre, loin du monde. Sans relationnel, sinon la faune et la flore alentour. Mais la perspective d’une exposition l’a fait prendre en art un virage pris dans l’âme depuis déjà un moment. « Je devais peindre ce que je suis aujourd’hui. » Un homme heureux, semble-t-il, s’exprimant dans un registre, écho à sa période de vie… Il y a eu, plus tôt, d’autres formes et couleurs que celles présentes dans cette nouvelle série ; elle, est une ode à la joie d’être. Ailleurs, mais infiniment là, ancré. Sans tourments parce que résolument dans le présent. Dans la nature. « J’ai rejeté dans ces toiles toute forme d’intellect, pour mieux lâcher prise, sans pour autant tomber dans la mièvrerie. » Peindre le gai mais pas le naïf, sur la base de sujets très, trop communs que sont les fleurs et paysages. « Je suis à contre-courant de ce que l’on attend de l’art aujourd’hui. » À contre-courant des cases donc, et heureux de cet abandon. Jacki Maréchal s’émancipe de la chose narrative pour livrer sa vérité sans détour ni mystification. Une vérité qui s’impose, à lui comme au monde, parce que libre. « Je ne veux pas me mettre en porte-à-faux, j’y suis de fait… » Mais ce qui l’obligeait à l’époque ne l’oblige plus aujourd’hui. Preuve est faite, artistiquement. La valeur picturale est reconnue. La démarche est altruiste, désormais. Pleine d’une humanité offerte par la nature. Colorée de mille tons heureux et confiée à l’interprétation de chacun. « Je ne veux pas d’une peinture seulement figurative. Ce doit être un symbole. Il ne faut pas confondre le motif avec sa représentation… » Et quand le cœur s’y pose, ce sont mille mondes qui s’ouvrent.
En expo du 12 juin au 31 juillet, à la galerie En dehors du cadre (Un ailleurs sans tourments), à la Grande Vapeur (Ontologie urbaine), à la librairie Buffet (Possible fields), au Musée du peigne (Peinture + plastique) et à la Galerie de Valserhône (autres périodes).