Posté le 15 juin 2026 par La Rédaction

Quiconque s’est baladé autour du lac de Nantua ou est passé par Port, s’est retrouvé avec des parapentistes au-dessus de la tête. Une pratique intrigante et fascinante.

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Je rencontre Stephen Lesobre, passionné depuis 5 ans, membre du club Ain’pulsion parapente et responsable du site de Port. « C’est notre club qui gère le site de Port, mais les parapentistes des clubs de Bellegarde ou d’Ambérieu – ou ceux de passage – volent aussi ici. Nos autres sites sont au mont Myon (au-dessus de Val Revermont) et au mont Balvay (derrière le Berthiand). » Curieux de nature de tous les sports, Stephen s’est lancé lors d’une semaine de découverte. Alors passionné de plongée, il se dit que « le parapente, ça changera ».

« Tout le monde, de 3 à 80 ans, peut envisager un baptême avec un professionnel pour un vol biplace. Ensuite, la pratique sportive demandera de s’investir très régulièrement pour progresser en toute sécurité et nécessitera de la patience. Il faut parfois attendre 2 ou 3 heures avant d’avoir les conditions météo adéquates. En attendant, on profite de la nature, on discute, on parle de nos précédents vols et de ce que l’on aimerait faire aujourd’hui, et une fois les conditions réunies, on profite du calme du vol. On déconnecte pour être totalement concentré sur son vol. En tant que passager en revanche, on ne réfléchit pas, on laisse cela au professionnel, et on profite ! »

Le vol en parapente se démocratise depuis quelques années. Car outre les baptêmes, la pratique se décline en différentes disciplines : le vol sur site (comme celui proposé à Port) en particulier pour les débutants et pour l’apprentissage des décollage et atterrissage, le vol rando où les vols peuvent s’enchaîner sur plusieurs sites tout au long d’une rando, le cross où le parapentiste cherche à aller le plus loin possible. « On arrive à aller jusqu’à Bourg-en-Bresse, même jusqu’au lac d’Aiguebelette ! D’ailleurs, vous croiserez peut-être un jour un homme ou une femme avec un équipement de parapentiste qui fait du stop au bord de la route ! » Il existe aussi la voltige, réservée à des sites plus élevés que celui de Port.

Stephen en profite pour revenir sur quelques idées reçues : « On ne saute pas en parapente, on décolle. On est pris en charge par l’aile. On marche dans une pente et en quelques secondes, on vole ; on n’est pas dans le vide comme en parachutisme. On n’a pas les sensations fortes du parachutisme, on a plutôt des sensations de contemplation une fois que l’on vole en douceur » (à une vingtaine de km/h). Et pour les personnes qui ont le vertige, c’est une pratique inenvisageable ? « On n’a pas le vertige, en parapente. On décolle doucement. Pour un baptême, il ne faut pas hésiter ! »

Et comme un moniteur l’a dit à Stephen lors de sa première semaine de pratique : « À la fin, tu ne verras plus jamais le ciel comme avant. Et tu ne voudras qu’une chose : voler de nouveau. » C’est en tout cas ce que Stephen me transmet avec enthousiasme : « C’est devenu une passion, c’est un sport magique ! » Une invitation à vivre cette magie pour laquelle on aurait du mal à résister.

Contact : Stephen Lesobre, au 06 99 28 70 35 (laisser un message avec vos coordonnées)
ainpulsionparapente01@gmail.com

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