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D’Oyonnax aux États-Unis : pompier un jour, pompier toujours !

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Originaire d’Alsace et titulaire d’une licence pro en injection plastique, Guillaume Jarno est pompier volontaire, des deux côtés de l’Atlantique. Fils de pompier volontaire, c’est dès son stage en milieu professionnel, en classe de 3e, qu’il s’investit au sein de la corporation. Salarié d’une entreprise de la Plastics Vallée, Guillaume est envoyé en 2019 aux État-Unis pour un volontariat professionnel. Il y reste jusqu’en avril 2021, et vit la période Covid depuis le continent américain. C’est à son retour que le capitaine Jacquemetton du centre de secours l’intègre à l’équipe des pompiers volontaires d’Oyonnax. Retourné et installé depuis septembre 2022 à Rochester, dans le Michigan, à côté de Détroit, il continue de travailler pour AdduXi, mais passe ses soirées et weekends à la caserne de la ville comme pompier volontaire. Un gros investissement ? « Oui, mais j’aime ça ! Quand on découvre un pays étranger, on s’accroche à des choses que l’on connaît. On s’intègre sur ce que l’on sait faire. J’étais déjà pompier volontaire en Alsace. Ici, il y a des programmes qui permettent de suivre les pompiers en intervention ; cela m’a permis d’intégrer la caserne en 2019, de découvrir le métier ici et d’y faire ma bande de potes. Cela m’a donné envie de revenir, car ils sont devenus plus que des potes. C’est une famille. » On perçoit en effet aisément l’attachement de Guillaume aux amis rencontrés outre-Atlantique et qui l’ont accueilli dans leur famille pour Thanksgiving ou en période de confinement pendant la crise sanitaire… « Quand je suis revenu ici, j’ai d’abord retrouvé les mêmes personnes. Il y avait une fire academy – où il a pu valider ses modules de pompier aux États-Unis, NDLR. Ça m’a donné une légitimité, malgré mon expérience en France. J’ai fini avec les meilleurs résultats, ça m’a aidé à m’intégrer. La formation m’a également aidé à tisser des liens avec d’autres gens. » Au-delà de l’esprit de corps, commun aux pompiers français comme américains, Guillaume trouve ici un état d’esprit qui lui plaît : « Celui de montrer que l’on a envie. C’est ainsi que l’on gagne sa place. »

Pompiers français et américains : quelles différences ?

« Sur le fond, aucune ! On éteint les feux, on sort les gens des voitures accidentées… C’est juste dans la façon d’agir, dans les protocoles. La tenue change également : le casque n’est pas le même et la tenue est plus lourde, et personnelle, assignée à chaque pompier. Sinon, les camions sont bien les mêmes que ceux que l’on voit dans les films et avec la même sirène ! » Quant à la vie aux États-Unis, elle semble à Guillaume plus apaisée que celle en France. Les gens sont moins stressés, dans le travail, sur la route… et jouissent de plus de libertés qu’en France. Cela se ressent jusque dans ses missions à la caserne. Et s’il fallait un jour plier bagage et revenir au pays ? « Je pense que je reviendrais à Oyonnax, notamment pour la caserne et la bonne ambiance entre pompiers professionnels et volontaires ! » D’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, il est un même et bel état d’esprit porté par Guillaume, pour qui relever les défis et suivre ses aspirations semblent être évidents. « S’il y a la volonté, si l’on est déterminé, on peut le faire. Il n’y a rien d’impossible ! »


Devenir pompier volontaire : pourquoi, comment ?

Qui mieux que le capitaine Jacquemetton, chef du centre de secours d’Oyonnax, pour répondre à cette question ?

• Pourquoi s’engager en tant que pompier volontaire ?
Parce que l’on a envie de donner du temps pour les autres, se rendre utile pour la société, avoir un engagement citoyen, avoir une quête de sens pour soi-même… C’est aussi trouver une équipe jeune, dynamique. On se rapproche de l’esprit sportif, sans que l’on soit sportif de haut niveau.

• Si je ne me sens pas assez sportif ?
On doit avoir une aptitude physique et médicale ; il faut remplir les minima, sans que ce soit des attendus extravagants. Si vous n’avez pas la meilleure des conditions, on va vous aider à la développer, avec des formateurs et des installations sportives.

• Si je ne me sens pas d’intervenir sur un incendie ?
Aujourd’hui, on n’a plus l’obligation de partir sur les feux. Le SDIS de l’Ain propose un engagement différencié sur le secours à personne uniquement, qui représente quand même 80 % de nos missions.

• Si je me sens trop vieux pour m’engager ?
On peut s’engager à partir de 16 ans et jusqu’à 55 ans ! On refuse rarement des gens ; on est parfois juste réticents quand les gens ont déjà beaucoup d’activités et d’engagements par ailleurs.

• Si j’hésite encore ?
Franchir le pas de la caserne n’engage à rien. La caserne est ouverte, on est là pour répondre aux questions. On a besoin de femmes et d’hommes : qu’ils n’hésitent pas ! Ils nous envoient un mail et on les rappelle pour en discuter ou convenir d’un rendez-vous.

On vous donne même l’adresse : 35, route de Marchon à Oyonnax
Et l’adresse mail : oyonnax@sdis01.fr

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