Posté le 25 août 2026 par La Rédaction

Aux hommes et femmes qui portent secours en tenue bleu marine, on attache spontanément l’image du sapeur-pompier. Il en est d’autres qui, en bleu et orange et auprès de la population également, interviennent partout en France et jusque dans l’Ain depuis les années 60… Les bénévoles de la Protection civile. Rencontre et détail des missions.

« Le département est très vaste. » Et réparti en quatre secteurs pour le couvrir tout entier, présente Dorian Mazet : Gex, Balan, Frans et Bourg-en-Bresse où le siège est installé. Une soixantaine de bénévoles et une responsable des formations, salariée, composent l’effectif aindinois. « L’enjeu est de bien tenir compte des distances et temps de trajet entre deux points », met en garde le référent communication, engagé depuis plus de dix ans auprès de l’association. « Je les ai connus à Gex, pour la Fête de l’oiseau qui se tient chaque année début juin. » Ancien JSP, pompier un temps, Dorian a dans l’ADN de venir en aide à autrui. « Je leur ai écrit, j’ai été bien accueilli… C’était parti ! » Désormais installé en Haute-Savoie, le jeune homme est resté affilié au secteur de Gex. « C’est là que tout a commencé. » Et la distance n’enlève rien à l’engagement.

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Un engagement de terrain

« Les organisateurs d’événements culturels ou sportifs peuvent nous solliciter pour mettre en place des postes de secours », présente Dorian pour le volet Secourir des actions de la Protection civile. À chaque demande qui leur est adressée, les bénévoles répondent avec un dimensionnement adapté aux risques identifiés. « Dans l’Ain l’an dernier, on a tenu une centaine de postes de secours. » Comme au Printemps de Pérouges à Saint-Maurice-de-Rémens, au Sylak à Saint-Maurice-de-Gourdans, ou aux Musicales de Villars-les-Dombes. Les bénévoles s’installent à proximité de la cène pour rester visibles et capables d’intervenir rapidement. « Sur les 300 victimes prises en charge en 2025, 10 ont nécessité une évacuation vers un centre hospitalier. Les autres ont été laissées sur place sur constatation d’une amélioration de leur état ou après avis médical. » S’ils sont sollicités dans le cas d’événements programmés, type festivals, fêtes de la musique ou du 14-Juillet, les secouristes peuvent l’être aussi lors de manifestations plus spontanées – auprès des teufeurs, par exemple. « Ici, on intervient aux côtés de la Croix-Rouge, d’autres associations agréées Sécurité civile et des pompiers, pour les premiers secours. »

L’autre volet majeur, c’est la formation. « Quelque 600 personnes ont été formées par nos soins l’an dernier », recense Dorian. Grand public, comme entreprises. Car la Protection civile intervient auprès des particuliers comme des professionnels – dans le cadre des formations tantôt PSC ou SST – pour dispenser aux citoyens les bons gestes et réflexes. « On propose des sessions régulièrement, charge aux intéressés de s’inscrire en ligne ! »

Postes de secours et formations sont payants et permettent aux bénévoles de récolter des fonds pour s’équiper. « Hormis le soutien de quelques mairies, parmi lesquelles celle très investie de Gex, on s’autofinance quasiment. » Avec une plate-forme dédiée, l’usage démocratisé aussi de l’appli WhatsApp, les bénévoles font état de leur disponibilité au gré des demandes qui leur sont adressées. « S’ils veulent, s’ils peuvent, alors ils sont mobilisés. L’activité n’est validée que si l’effectif est suffisant. » Et bien sûr, les portes sont grandes ouvertes pour accueillir les postulants. « Aucun critère ! » assure Dorian, si ce n’est l’envie de rendre service. « Les personnes sont reçues en entretien, on échange sur leurs motivations et rappelle nos grandes missions. On se charge de faire passer le PSC à celles qui n’en sont pas titulaires. Dans un premier temps, elles sont stagiaires et nous accompagnent sur les postes de secours pour voir comment l’on fonctionne et se familiariser avec notre matériel. On les forme par la suite aux PSE1 et PSE2, pour le secours en équipe. » Les bénévoles de la Protection civile sont accueillis dès 16 ans. Pour porter secours, « mais aussi aider à la logistique, l’administratif, la communication… » À l’instar de Dorian, qui d’un coup de main pour rédiger les posts sur Facebook et Instagram est devenu porte-parole de la Protection civile de l’Ain. Qui sait où vous serez demain.

Quelle symbolique ?
Le sigle de la Protection civile est formé d’un triangle bleu au coeur d’un triangle blanc aux arêtes arrondies, lui-même inscrit dans un cercle orange. Le triangle bleu symbolise l’état d’équilibre, le cercle orange celui d’alerte. Entre les deux, le triangle blanc évoque la mission de la Protection civile – chaque arête désigne un pilier de son action : aider, secourir, former – : intervenir de manière calme et efficiente en situation d’urgence et rétablir l’harmonie dans les milieux touchés par des sinistres.

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