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Koen Bloemen : « Oyonnax correspond au rugby que j’aime »

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Nouvelle recrue, le deuxième ligne néerlandais de 27 ans, passé notamment par Bourg-en-Bresse et Aurillac, retrouve une région qu’il connaît bien et où il a déjà quelques attaches. Entre ambition sportive, intégration et vie personnelle, il se dévoile.

Quel sentiment accompagne ce retour dans l’Ain ?
C’est vrai que ça fait plaisir. J’ai encore beaucoup d’amis dans l’Ain, donc revenir est quelque chose de naturel. J’aime beaucoup l’environnement, les paysages et la qualité de vie.

Tu as connu la rivalité entre Bourg-en-Bresse et Oyonnax. Aujourd’hui, tu changes de côté…
Oui, forcément, à l’époque, on en parlait beaucoup. Quand j’étais à Bourg, il y avait cette rivalité avec Oyonnax, même si elle est peut-être moins forte aujourd’hui. Mais maintenant, je suis très heureux d’être ici et de faire partie de ce projet.

Pourquoi avoir choisi Oyonnax rugby ?
J’ai vraiment aimé le projet. J’aime le rugby qui est proposé ici : il y a de la réflexion, de la tactique, de la technique, mais aussi beaucoup de combat. C’est exactement ce que j’aime dans ce sport. Il faut réfléchir, travailler ensemble et être exigeant.

Ton arrivée s’est faite rapidement ?
J’ai commencé à échanger avec le club au début de l’année. J’ai rencontré les coachs. J’ai eu un bon feeling avec le staff et j’ai vite senti que c’était le projet que je voulais rejoindre.

Tu connaissais déjà Mariano Taverna (coach des avants) après ton passage à Bourg-en-Bresse…
Oui, cela a forcément facilité les choses. On avait déjà travaillé ensemble, il connaît mon fonctionnement et moi je connais ses attentes. Mais au-delà de ça, c’est vraiment le projet global du club qui m’a convaincu.

Une anecdote symbolise ton arrivée à Oyonnax : tu as récupéré les clés de ta maison le soir de ton dernier match de Pro D2… contre Oyonnax.
Oui, c’est assez drôle ! Mon dernier match avec Aurillac était justement ici. Après la rencontre, j’ai récupéré les clés de ma maison. La semaine suivante, je déménageais. C’était une transition rapide, mais finalement j’ai déjà pu découvrir la ville et la région. Et franchement, tout s’est très bien passé.

Le groupe a été peu renouvelé cette saison. Est-ce un avantage pour l’intégration ?
Oui, il y a une vraie base qui existe déjà. De mon côté, je dois surtout écouter, comprendre le fonctionnement, les rôles de chacun  et apprendre le système. Je dois d’abord faire les choses simplement avant d’apporter ce que je peux au groupe.

Tu es notamment reconnu pour ton travail en touche…
C’est un secteur très particulier. Il faut beaucoup de précision, beaucoup de répétitions et énormément de détails. Mais c’est aussi un travail collectif : les sauteurs, les lifteurs, tout le monde doit être connecté. C’est une vraie spécialité où chaque détail compte.

Tu es arrivé avec ta famille ?
Oui, je suis ici avec ma femme Cécile et notre chien. Elle est française et elle travaille dans une maison d’accueil pour des personnes en situation de handicap. Elle a commencé ce nouveau chapitre avec moi et elle apprécie aussi beaucoup la région.

En dehors du rugby, tu poursuis des études de psychologie. Pourquoi ce choix ?
J’ai toujours aimé comprendre le corps humain et le cerveau. Je suis actuellement une licence de psychologie aux Pays-Bas, en deuxième année. Je travaille à distance avec mes cours et je prépare mes examens quand j’ai du temps. C’est un domaine très large avec les neurosciences, la psychologie clinique ou encore la psychologie du sport.

Est-ce déjà une réflexion pour l’après-carrière ?
Oui, certainement. Mes parents m’ont toujours poussé à continuer mes études. Ce n’est pas toujours simple avec le rugby professionnel, les entraînements et les déménagements, donc je progresse étape par étape, mais c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup.

Et quand tu n’es pas sur un terrain ou plongé dans tes cours ?
J’aime passer du temps avec ma femme, faire du vélo, des balades avec notre chien et profiter des moments avec nos amis. La région est parfaite pour ça. J’aime aussi découvrir les endroits où je vis.

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