Après avoir dirigé Chambéry, Cyril Villain change de terrain de jeu. À Oyonnax rugby, le technicien de 48 ans prend les commandes du recrutement avec une mission précise : faire gagner du temps au staff et, surtout, éviter les erreurs de casting. « Mon travail, c’est de trier un maximum de profils et de proposer les joueurs qui correspondent le mieux à nos besoins », explique-t-il. Son quotidien est rythmé par les échanges avec les agents, l’observation des championnats professionnels, amateurs et étrangers, mais aussi par un travail colossal de visionnage. « Mon meilleur ami, c’est mon ordinateur », glisse-t-il avec le sourire, conscient que les heures passées devant les vidéos sont devenues aussi importantes que celles au bord des terrains. Mais, à ses yeux, le recrutement ne se résume pas au seul niveau sportif. « Chaque poste répond à trois ou quatre critères précis », rappelle-t-il, en prenant également en compte l’âge, les quotas de joueurs, le budget ou encore le plan de succession de l’effectif. L’objectif est avant tout de dénicher des profils en phase avec l’ADN oyonnaxien. « Le plus important, c’est que le joueur corresponde à l’identité du club. Les critères psychologiques comptent autant que les qualités rugbystiques. » Pour élargir son champ de recherche, Cyril Villain ne se limite pas au Top 14. « On est capable de trouver de très bons joueurs en Nationale, en Nationale 2, mais aussi sur le marché mondial et dans les championnats Espoirs », souligne-t-il. Une veille permanente qui mêle déplacements et longues séances d’analyse vidéo. « On a accès à quasiment tous les matchs du monde entier. » Les futures pépites d’Oyonnax pourraient donc émerger des terrains les plus inattendus.
