L’autrice simandrine Faustine Riot vient de publier le roman Le Pardon comme refuge, dont l’intrigue se partage entre Bourg, Oyonnax, la Vallée de l’Ain et le Jura. « J’y évoque de nombreux lieux que les habitants connaissent : écoles de danse locales, collège Saint-Joseph, Cerdon, lac de Coiselet ou pic d’Oliferne. » Autant de sites au gré desquels une femme, son personnage, remonte le fil de sa vie. Car si l’enfance est emplie de bases solides et belles promesses, les années qui s’ensuivent sous des airs d’existence parfaite réservent leur lot de grands bouleversements. « Derrière la façade, quelque chose se dérègle. Lentement. Insidieusement. Les mots pèsent, les silences s’installent, la joie se rétrécit. On s’habitue à se taire. À composer. À se perdre. À devenir étrangère à soi-même« , décrit l’autrice. Alors viennent la rupture, la chute et le silence. Dans une langue sensible quoique parfois tranchante, Faustine Riot raconte l’emprise et le retour à soi. Ce quelque chose qui résiste et permet, sans jamais se trahir, de pardonner. « Ce livre n’est ni un règlement de comptes ni une morale. C’est une traversée intime vers la liberté intérieure. » Car s’il n’efface rien ni ne blanchit personne, le pardon aide à déposer le poids et à redevenir maître de sa propre vie. « Preuve qu’après les ruines, on retrouve enfin sa place !«
Le Pardon comme refuge
295 pages
18 €
