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L’opticien montréalais Nicolas Faure, en lice pour remporter le concours Delabre

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C’est un concours institué par un Meilleur ouvrier de France en optique, Daniel Delabre, en partenariat avec la MFR de Brioux-sur-Boutonne. Un concours de réalisation artisanale d’une monture de lunettes réservé depuis sa création en 2010 aux élèves des écoles d’optique ; et ouvert pour la première fois cette année aux professionnels également. L’occasion pour Nicolas Faure installé à Montréal-la-Cluse de rejoindre l’aventure. « Nous étions tenus d’envoyer notre création au printemps. Les résultats seront dévoilés fin septembre pour le salon Silmo, à Paris, sur le stand du Jurassien Vuillet-Vega. » Un gage de belle visibilité pour les participants au concours… Pas de cahier des charges spécifique, si ce n’est un calibre pour la cote précise des verres et l’usage de l’acétate de cellulose pour la confection de la monture. « C’est ouvert à toutes les fantaisies ! » De quoi ravir l’opticien haut-bugiste, fabricant de lunettes sur-mesure et grand amateur de modèles originaux.

« J’ai choisi de faire deux faces interchangeables. » La facilité, donc. « Et d’habiller avec du cuir de carpe et du laiton. » La facilité, encore. Car si l’acétate de cellulose résiste relativement bien aux différentes étapes de façonnage, ces matériaux beaucoup moins. « C’était un défi… » De ceux que Nicolas aime à se lancer régulièrement. Avec la volonté ici de mettre à l’honneur un produit local : le cuir de carpe de Dombes. « Ma belle-fille Emma, qui en 2022 avait participé au concours et terminé 3e, l’avait déjà intégré à sa création. » Son mariage avec le laiton n’a pas été sans quelques contraintes techniques découvertes en cours de route, « J’ai dû m’y prendre à deux fois sur des étapes délicates », mais après une quarantaine d’heures de travail, le résultat est là. Une monture extraordinaire baptisée Carpe Diem. Monture qui vaudra peut-être à son créateur une place sur le podium de cette 14e édition et permettra une nouvelle – et méritée – mise en lumière du savoir-faire français, et local, en lunetterie. Quant à la monture… « elle va sûrement finir dans un placard ! » ironise Nicolas. « C’est un modèle très typé concours, très expo. Franchement pas facile à porter. » Mais à l’ère de toutes les extravagances, finalement pourquoi pas ? Vous savez où la trouver.

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