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Figures du Haut-Bugey

montage figures haut bugey

Bénévoles au grand coeur, restaurateurs ou industriels nos portraits reflètent la diversité et la richesse d’un territoire dynamique, inventif et sportif.

Henri de Lemps

Une vie, un destin… 

Henri de Lemps Monsieur Henri de Lemps, Résistant, fut déporté à 17 ans à la suite de la rafle de 120 personnes, le 19 juillet 1944, place des Déportés à Oyonnax. Il survit à l’horreur du camp de concentration de Neuengamme et à la marche de la mort. À sa libération, le 11 mai 1945 en Suède, il rentre à Oyonnax et construit sa vie familiale et professionnelle. Il démarche dans le monde entier et commercialise les jouets fabriqués dans le Jura. Mais toute sa vie, il œuvrera pour la mémoire de ses camarades et pour le souvenir de la Déportation, et aura été très présent : soutien aux veuves des Déportés Oyonnaxiens, cérémonies, porte-drapeaux, conservation digitale de documents. Le 28 avril 2023, à 96 ans, le dernier Déporté du département de l’Ain, rencontre avec beaucoup d’émotion les jeunes porte-drapeaux des lycées Painlevé et Arbez-Carme qui désormais protégeront le drapeau des Déportés. Une reconnaissance réciproque entre ces jeunes et lui ; l’aboutissement d’un combat, celui de la mémoire, du respect et de la paix.

Nous apprenons ce 22 juin le décès de M. De Lemps. Toute l’équipe Magville présente ses sincères condoléances à sa famille.  


Mousse Hamdouchi

Son plus grand bonheur ? Le sourire des enfants !

Quand il déploie ses structures géantes à Valexpo, c’est un peu comme si c’était Noël à nouveau… Point de rencontre des familles d’Oyo, le Village des enfants est de ces rendez-vous que l’on ne loupe pour rien au monde. Toboggan, trampoline, tunnel, faucheuse et rodéo : autant d’attractions qui font rire et se dépenser les enfants, ravis de trouver là – et à Oyo plage, plus tard dans la saison, avec piscine de mousse et ventriglisse – un terrain de jeu à la mesure de leur énergie ! À la manoeuvre, Mousse. Un boute-en-train, bosseur, tchatcheur aussi, qui s’est monté seul à son arrivée sur le bassin voilà 20 ans. « J’ai commencé, j’étais chauffeur de car grand tourisme, j’emmenais les gens partout… » C’est localement qu’il continue, en assurant pour Régie de l’Ain le ramassage à Nantua et Apremont. Il développe en parallèle ses affaires en com’ et événementiel avec Mousse loisirs et ML 39, mettant à dispo salle et structures pour les anniversaires, assurant aussi l’impression et la pose signalétique. Un personnage raccord avec l’esprit d’entreprendre en Haut-Bugey, que rien n’arrête. Pas même l’âge de la retraite qui se profile. Quoique ? ! 


Christian Barbot

On l’appelle « Moustache ! »

Christian Barbot, on ne le présente plus ! CAP à 16 ans, engagement dans la Marine nationale, et formation à l’école Toni&Guy de Londres. C’est depuis 1972, date de son premier salon Moustache, que ce dernier coiffe les Oyonnaxiens. Cet endroit a marqué toute une époque : « Aujourd’hui encore, on m’appelle Moustache quand on me croise. » Et l’histoire continue puisqu’il exerce toujours avec sa femme Martine, 2e pilier de l’édifice. Christian fidèle à lui-même, a tenu à garder cet esprit authentique. Lorsque l’on passe la porte du salon, on se retrouve plongé dans l’univers Barbot au style hipster et rétro. Regarder la ronde et écouter le bruit des ciseaux est un véritable spectacle. Notre coiffeur aime recevoir ses clients de la même façon et apprécie chaque échange avec eux. Hormis cette passion, Christian est très investi en étant président de l’association Le Souvenir français. Il assure des interventions, notamment dans les collèges afin de perpétuer la mémoire combattante française. Il mentionne également avec fierté son soutien inconditionnel à l’équipe de rugby d’Oyonnax. Christian Barbot : résolument oyonnaxien. 


Marie-Ange Bario

La boutique incontournable

Marie-Ange est une commerçante connue et reconnue. Elle débute très jeune sa carrière professionnelle dans la mode ; elle n’a que 18 ans. Après une formation de couturière et d’étalagiste, et quelques années d’expérience, elle crée en 1987, Top Model, sa 1re boutique pour la femme, puis Anthracite, revendue depuis. Dans sa lancée, elle rachète Griffe Rouge, un espace qui habille la femme et l’homme. Elle se félicite d’être membre du Pôle de Commerce depuis sa création, œuvre en faveur d’une ville active, dynamique et forte et du commerce de proximité. 

Quelle est votre fierté Marie-Ange ? 
« Sans hésitation, la fidélité et la confiance que m’accordent mes clients depuis si longtemps. On apprécie et reconnaît mon professionnalisme et mon expérience pour conseiller, tant pour le choix des vêtements que des accessoires. J’aime les tissus, les coupes, les styles, c’est vraiment mon métier. » 


Denise Bourbon

Capitaine emblématique de l’USO basket

S’il y a bien une équipe féminine qui est entrée dans la légende du sport oyonnaxien, c’est à coup sûr celle de l’USO basket. En 1956, le club local a offert à ses supporters ses premiers frissons. L’épopée de cette bande de jeunes femmes débute sur le terrain de l’Avenir, aujourd’hui remplacé par le centre culturel Aragon. Avec leur titre de championnes de l’Ain, puis du Lyonnais, Denise aime à raconter leur première victoire sur le terrain du Surville olympique de Lyon Vénissieux 70 à 20, puis la montée en puissance du club pour enfin gagner le plus haut niveau l’Excellence de France, l’équivalence de la Pro B actuellement. Denise a aujourd’hui 94 ans. Elle fut la capitaine emblématique de cette équipe, une femme au caractère fort hors et surtout sur le terrain. Sous la houlette de son mari, entraîneur de cette formation et avec des joueuses comme Micheline Rousseau, Renée Burguera, Régine Voillat, Gilberte Maubourg, Monique Rippe et Monique Colin pour ne citer qu’elles, on assiste au long récit des confrontations. Marseille, Nice, Strasbourg, Toulon : tous ces clubs viennent défier cette bande de copines devant un public conquis. Mais pas de quoi déchaîner les passions tant le sport féminin de l’époque est cantonné aux entre-filets. Quelques années plus tard, l’heure de gloire du basket féminin local était passée.


Michel Cogne

Le 9 de pack

Il est considéré comme le 9e avant. Bon nombre de qualificatifs peuvent enorgueillir la carrière de ce demi de mêlée. Meneur d’hommes, capitaine du XV de l’USO ou simplement le 9 qui influence et négocie avec l’arbitre, Michel Cogne a ce caractère qui lui a permis d’avoir une carrière pleine avec 250 feuilles de match comme titulaire au sein de notre équipe de rugby, et d’être élu par Midol parmi les 10 meilleurs demi de mêlée du championnat. Survient un événement majeur dans la carrière de « Pèpel » en 1967, lorsque son équipe remporte le titre de Champion de France. Un exploit qui s’est en suivi d’un défilé en voitures décapotables dans la Grande rue où une foule gigantesque était venue acclamer ces héros du jour. « Pèpel » ancien international militaire, est un joueur qui pouvait occasionner pas mal de soucis à l’adversaire. Avec sa passe plongée, il aura marqué son empreinte avec son n°9 dans le dos, ouvrant la porte à tous ceux qui lui ont succédé avec brio.


Les frères Chapelu 

Quand l’entreprise est une histoire de famille 

Que ce soit par envie, par opportunité ou inscrit dans l’histoire familiale, certains frères décident d’unir leur destinée en dirigeant ensemble leur entreprise. Ce fut le cas en 1956, lorsque Maurice et René Chapelu, tous deux mécaniciens moulistes novateurs, ont entrepris de créer leur propre marque de fleurs en résine de synthèse. Une confiance renforcée et une complicité à toute épreuve sont bien entendu les principaux arguments en faveur de la création d’une entreprise familiale, pérenne et performante. 67 ans plus tard, comme on ne change pas une philosophie qui gagne, ce sont les deux frères Éric et Jean-Pierre, fils de Maurice, qui depuis 1993 se répartissent les rôles à la tête de l’entreprise. L’un et l’autre croient à l’importance de la poterie décorative dans le domaine de la fleuristerie et de l’horticulture. Jean-Pierre Rives, ancien capitaine des bleus, aimait à dire : « Au rugby, le ballon est un prétexte, l’essentiel ce sont les hommes ». Durant des années à la présidence de l’USO Rugby, Maurice l’avait bien compris. Et si le secret de cette entreprise était que le pot et la fleur artificielle n’étaient qu’un prétexte ?  


Nathalie Curvat 

Idice, un torrent d’initiatives 

Vous connaissez La cigale et la fourmi de Jean de la Fontaine ? Eh bien Nathalie, c’est la fourmi. Au contact des industriels de la vallée et leur emblématique esprit entrepreneurial, c’est d’ici qu’elle imagine, coordonne et prépare des salons qui prennent corps à l’autre bout de la planète. À ce jour, Idice, ce sont 20 salons par an dont le Luxe Pack Shangai, New York, Monaco, Los Angeles, et, plus récemment, une édition spéciale à Paris. Également le FIP, le FPC ou encore 3D Print. Actrice essentielle de notre bassin industriel, maillon indispensable entre le monde industriel et nos entreprises locales, elle est épaulée par des équipes commerciale, marketing et technique exemplaires qui donnent à nos entreprises, grâce à leurs initiatives, une vision globale du marché, des innovations et des tendances, tout en échangeant avec leurs pairs. Non, Idice n’est vraiment pas qu’un long fleuve tranquille d’Italie ! 


Henri Grasset 

Autre temps, autre génération, même passion 

Créateur fabricant depuis 1895, l’entreprise Grasset a conservé cette responsabilité de concevoir des lunettes et de privilégier le service de proximité auprès des opticiens. Une partie de la production a certes été délocalisée, mais certaines montures sont 100% locales. La France bénéficie toujours d’une excellente image en matière de mode et d’accessoires. Les clients restent à l’affût des marques françaises qui véhiculent cette image de raffinement, de qualité et de design. Henri Grasset, 4e génération qui aujourd’hui préside aux destinées de l’entreprise, allie passion et innovation pour dessiner et créer des lunettes de marque combinant métal et acétate. Deux fois par an, Grasset Associés s’enrichit de nouvelles montures pensées pour plaire et propose un large portefeuille de produits 100% griffés comme Seiko, Eden Park, IKKS, Agnès B, New Balance et, pour cet automne, une collection spéciale coupe du monde de rugby. Aujourd’hui, Henri est animé par un autre savoir-faire. Avec son frère Pierre-Elie, ils aiment à se définir comme des marketeurs lunetiers.  


Simone Gergonne 

Une femme ayant réussi l’amalgame de l’autorité et du charme 

Le charme, c’est ce à quoi a succombé Pierre Gergonne lorsque pour la première fois, il a rencontré Simone. Cette femme capable avant ses 20 ans, d’enfourcher une moto de grosses cylindrées, qui après-guerre pilotait des avions, puis des bateaux, capable de construire sa propre voiture de 11 CV dans les années 40 ou qui, en jupe plissée blanche et chemise Lacoste, foulait la terre battue des cours de tennis… Mais ce dont il est le plus fier, c’est sans aucun doute cette femme qui l’a accompagné durant toute sa vie à la tête de l’entreprise Gergonne. L’autorité et le respect, c’est ce qu’elle a incarné durant 32 ans à la tête de leur société. Sortie de l’école des Ursulines de Lyon, Simone a toujours eu le goût d’entreprendre. Quand le celluloïd n’eut plus de secret pour elle, elle fut une pionnière dans l’étude et la mise au point du PVC en collaboration avec Saint-Gobain. Avec son époux, Centralien, ils ont fondé ce que vous connaissez tous aujourd’hui dans notre cité. Ayant pour ligne de conduite la culture par l’exemple, Michel le fils et maintenant Charles et Bertrand les petits-enfants, ont pris la direction de ce symbole oyonnaxien. C’est bien avant les années 80 que Simone voulait montrer ce que pouvait « être une femme » !  


Denis Godet 

Une histoire construite au fil de l’eau 

Les pépites sont souvent cachées. Accrochée dans la forêt, une bâtisse embrasse un panorama inoubliable. Leur nom mais aussi leur établissement ont fait l’histoire de notre région. Quelle riche idée ont eue Gustave et Marie Godet d’apporter une convivialité dans ce lieu de vie où l’ambiance est si spéciale ! Jean, Denis et bientôt Charlotte, sont ces gardiens du temple qui, par une cuisine simple mais ô combien savoureuse, ont fait la renommée de l’Auberge du lac Genin. Le simple fait de s’asseoir à table fait ressentir la chaleur humaine qui règne à l’auberge. Un sentiment de bien-être dégagé par nos hôtes, Pascale et Denis. Observer les nombreux convives ne laisse aucun doute sur le succès de cette famille qui transmet cette culture culinaire unique de la région, non seulement derrière les fourneaux mais aussi et surtout, devant leur immense cheminée de pierre. 


Café Grand-Clément 

Chez Mimi, l’âme des vieux bistrots 

Ils disparaissent les uns après les autres. Cela semble dans l’ordre des choses, et pourtant, certains bistrots résistent. L’histoire débute en 1936 au carrefour des rues d’Échallon et de la Victoire. C’est Marc, le père, qui est derrière le comptoir, arbitrant des parties de cartes interminables de nos anciens, lui-même déjà fils de cafetier de l’Hôtel du Nord en 1890. Puis frappé d’alignement, cet établissement doit être détruit. Le bistrot doit déménager au 30 rue Gabriel6Péri. Aujourd’hui? c’est Michel, dit Mimi, qui reste derrière le comptoir. À 79 ans, il est le doyen des cafetiers de la vallée et, manifestement, il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Ce bar d’habitués qui parfois semblent n’avoir d’autre refuge, le rend heureux, c’est son truc ! La vie se raconte à son zinc, les murs de son bistrot ont des yeux et des oreilles, ils sont la mémoire de la commune. Ici au milieu des coupes, des trophées sportifs, des affiches des équipes de rugby locales et des articles de presse jaunis par le temps, règne un état d’esprit entretenu au quotidien par le patron. Ici, c’est toute l’histoire de notre ville que l’on voit se dérouler le temps d’une journée… Tel une république en modèle réduit. 


Skis Maréchal 

Chez Maré’, y’a ski faut ! 

Elle fait partie des histoires locales qui traversent les âges et qu’on aime à raconter. Quel Oyonnaxien pratiquant le ski n’a pas franchi au moins une fois la porte de ce petit atelier situé au fond d’une cour au 8 de l’avenue G.-Clémenceau ? « Aucun ! » Cette petite entreprise familiale est née en 1920, Jules Maréchal est alors fabricant d’articles en bois. Mais une idée prenait forme dans la tête de Jules, celle de fabriquer des skis. C’est dans les années 30 que les sports d’hiver connaissent un nouvel élan, et c’est Roger le fils qui décide de créer leur propre marque : les skis Maréchal. Au fil des années, le matériel de ski alpin et de ski de fond a profité des avancées technologiques pour s’adapter aux évolutions de la pratique. Prise de carre et changement de direction Gilles, qui a repris l’affaire familiale en 1987 décide de se spécialiser dans la vente et la location de matériels en mettant à disposition un large choix d’équipement. Mais ce qui prime chez Maré’, c’est sa connaissance du ski. Le sourire timide toujours accroché au visage il vous guidera judicieusement dans vos choix d’équipement et vous en assurera l’entretien, car ce magicien est aussi le réparateur de l’impossible. Ne vous fiez pas à son atelier hors du temps : vous êtes au bon endroit et ce dès les premières chutes de neige.


Martine Bouvard 

Le rose lui va si bien ! 

C’est une situation familiale personnelle qui fut à l’origine de l’engagement de Martine Bouvard au sein de l’association Les Blouses roses. Cette association dont la vocation est de contribuer au mieux-être des enfants, des malades, des personnes âgées et des personnes handicapées. En 2015 elle crée le comité oyonnaxien avec 4 bénévoles et l’aventure commence. Elle signe la 1re convention avec l’Ehpad de la Villa Charlotte, puis avec la pédiatrie, le court séjour gériatrique et le service de soin de suite de l’hôpital. Puis avec l’Ehpad les Hellébores et L’Adapei. C’est vraiment le manque de bénévoles qui limite les actions de cette association de terrain. Et pourtant, les projets sont légion. Visites, fêtes, spectacles, médiations animales… Toutes les idées sont là pour apporter réconfort, bien-être, bienveillance, sourire aux petits comme aux grands. L’isolement doit être brisé ! 

Quelle est votre fierté Martine Bouvard ? 
« Voir la pérennité du comité Blouses roses, avec aujourd’hui 16 bénévoles, dont 30% d’hommes. Apprécier l’évolution de cette équipe soudée, dont je suis membre actif, qui a été récompensée deux fois, par la Médaille de la Ville et de l’Assemblée nationale. Tous ces bénévoles portent encore et toujours de grandes valeurs humaines et relèvent le même défi, la même impulsion. Ceux de créer un lien, une parenthèse rose pour une personne qui en a besoin. C’est de cela que je suis très fière ! »  


Marcelle Raymond 

On ne peut pas dire qu’elle ait les deux pieds dans l’plat ! 

Après 33 ans à gérer l’hôtel-bar-restaurant Burdet à La Pesse, Marcelle Raymond s’en sépare et reprend en 2005 avec sa fille Carole, un plus petit établissement. Le pied dans l’Plat. Aujourd’hui encore, à un âge qu’elle ne nous dévoilera pas, elle reste seul maître devant ses fourneaux et fait ce qui lui plaît ! Avec son caractère bien trempé, son dynamisme et sa bonne humeur, cette perfectionniste cuisine toujours avec la même envie et le même plaisir en y mettant tout son coeur. Serait-ce sa méthode pour que le temps n’ait que peu sur elle ? 

Quelle est votre fierté, Marcelle Raymond ? 
« Celle d’avoir toujours travaillé en conservant mes valeurs. L’authenticité, la convivialité, le partage ont toujours été la signature de ma cuisine ; une formule simple, une recette jamais démentie. Mes clients se retrouvent comme à la maison. C’est comme une grande famille. » Et à l’entendre, ce n’est pas près de changer, et c’est tant mieux ! Car Marcelle aurait bien trop peur de s’ennuyer ! 


Camille Serrand 

Le film d’une vie 

Si Camille avait eu une carrière au cinéma, nul doute que son premier rôle aurait été dans le film de Clio Barnard Les Gosses du ferrailleur. Car l’entreprise Serrand, fondée en 1965 par Albert son père, avait une activité essentiellement basée sur la démolition automobile et la récupération des ferreux et non ferreux. Mais comme chacun, sait si un acteur veut perdurer, il doit se remettre en question et s’adapter. Pollution, recyclage, environnement : il ne se passe pas un jour sans que ces questions soient au coeur de l’actualité. Ainsi le clap de fin de sa carrière cinématographique aurait été dans La Belle verte de Coline Serreau. Par son entreprise innovante au service de l’environnement, Camille Serrand est un acteur essentiel de notre bassin. Sa société propose des solutions adaptées à vos problèmes de traitement de déchets depuis plus de 20 ans. 20 ans que cette famille s’efforce de développer une compétence authentique dans ce domaine. Une mission qui n’est pas près de s’éteindre, car la relève est assurée par ses enfants… Sans doute prêts à avoir un rôle dans L’Héritier


Gilbert Tremaud 

Tapissier pendant 40 ans 

Gilbert Tremaud fait partie du paysage oyonnaxien depuis bien longtemps. Sa carrière professionnelle, il l’a menée en tant que tapissier pendant 40 ans, mais pas que ! Il fut très actif dans la vie associative de la ville. Accompagnateur pendant 18 ans des cadets et des juniors au sein du rugby, ainsi que des jeunes des EDO, président du don du sang pendant 25 ans, cofondateur et président pendant 35 ans du Quartier Océan (Organisation des Commerçants et Artisans Nord). Il en a d’ailleurs créé le sigle. 

Quelle est votre fierté Gilbert Tremaud ? 
« Mon investissement au don du sang a entraîné une dynamisation des dons, jusqu’à 48 jours de collecte par an, avec une idée novatrice : celle d’envoyer des camions de collecte devant certaines administrations et sociétés en accord avec leur dirigeant pour stimuler les donneurs. Une belle réussite ! Pour la petite histoire, j’ai été un véritable ambassadeur pour cette association, car j’ai donné 110 litres de sang durant ma vie. Pas mal, non ? » La création du Quartier Océan avec plusieurs autres commerçants, a été aussi une belle aventure et une belle satisfaction. La 40e édition de la Fête de l’hiver du Quartier Nord en est une belle illustration.  


Laurence Veinière-Perret 

Quatre générations à embellir vos cheveux 

Après les arrières-grands-parents Elisée et Marie, fondateurs de l’entreprise en 1907, puis le grand-père Charles et le père Jacques (Kiki), place à la 4e génération, Laurence et Philippe, dans ce défi qu’est celui de pérenniser l’affaire familiale. Depuis ses débuts, la société est spécialisée dans la création et la fabrication d’ornements de coiffure. 100 ans qu’à la même adresse, la maison Veinière est une actrice de référence de cette activité liée à la mode et au prestige français exportée dans le monde depuis 1946. Duo de choc Dans ce nouveau challenge, Laurence est associée à son frère Philippe, responsable de la création, de la fabrication et du développement produit. Quant à Laurence, c’est le domaine du marketing, du commercial et de l’administratif qui l’anime. Un parfait binôme pour assurer la croissance de cette PME qui a enregistré le rachat en 2020 d’un autre symbole oyonnaxien, l’entreprise Piccoli, spécialisée dans la fabrication de branches de lunettes. 


Jean-Marc Manducher 

Un homme passionné 

Figure emblématique d’Oyonnax, Jean-Marc Manducher, ou plutôt Marco pour ses amis, a œuvré pour le développement de la région. Pendant des années, il fut un chef d’entreprise influent et respecté, au sein de la société familiale et dans le secteur de la plasturgie automobile, mais également chez Ronax, le groupement d’achats dont il fut l’initiateur. Jean-Marc, c’est aussi, et beaucoup, un homme de rugby. Président visionnaire et ambitieux pendant 20 ans, sa présidence a marqué l’histoire du club rouge et noir qui a gravi fièrement et courageusement toutes les marches. Celles de la Pro D2, puis du Top 14. Et c’est en 2015 que la Ville fête la victoire de la montée du club oyonnaxien dans la cour privée de l‘élite du rugby. Toujours actif dans cette discipline, il fut vice-président de la Ligue nationale de rugby. Jean-Marc avait le goût de la fête, des bons moments, des rencontres et de l’amitié. Il aimait la vie. 


La Maison Buffard 

Une histoire de famille 

Dans notre paysage oyonnaxien, nous comptons une véritable institution d’hôtelier-restaurateur : La Maison Buffard. Créée en 1898, elle est la plus ancienne, et fêtera bientôt ses 125 ans. Philippe Perrin, issu de la 5e génération, enraciné corps et âme dans ce lieu, en perpétue l’histoire familiale depuis 45 ans. Marqué par des émotions et tant de souvenirs, son parcours était tout tracé lors du décès de sa tante : il continuerait à faire vivre cet établissement et en prendrait la relève. Il pourrait en raconter, des histoires, baptêmes, communions, mariages, anniversaires, retrouvailles en fin d’enterrement… Philippe est associé à tant d’occasions ! 

Quelle est votre fierté, Philippe Perrin ? 
« Chaque génération de ma famille a laissé son empreinte, mais leur essence est demeurée la même après toutes ces années. Avoir perpétué l’activité familiale en conservant la complicité, l‘amitié, la confiance de mes clients qui, pour certains, m’ont connu enfant, est ma plus grande satisfaction. Ma motivation est toujours la même ; organiser mon travail pour que mes clients se sentent bien chez moi et qu’ils passent de bons moments en dégustant des plats traditionnels. » 


Adrien Caldognetto

La reprise de Nolo Frères 

Né au Costa Rica, Adrien Caldognetto grandit à Nantua où il effectue sa scolarité avant de poursuivre ses études sur Annecy. En 2005, Adrien se réoriente en DUT Génie biologique et industrie agroalimentaire, puis se spécialise en marketing et communication. Il réalisera plusieurs stages aux États-Unis et en Espagne. Mais très attaché à la ville et proche de la famille Nolo, Adrien reprend Nolo Frères en 2014, après deux années au sein de l’entreprise : « Les quenelles étaient le bon compromis entre ma passion pour la cuisine, le domaine artisanal et le marketing ». Il a d’ailleurs tenu à garder les valeurs spécifiques à Nolo Frères, c’est-à-dire la loyauté auprès des clients et la tradition : tradition de la recette respectée et processus artisanal. Les produits sont restés principalement les mêmes : les incontournables quenelles de brochet, de volaille, la véritable sauce Nantua, et aussi des nouveautés telles que les quenelles au beaufort et au bleu. Si l’on devait énoncer ses qualités, on mentionnerait sa force de travail, mais aussi sa polyvalence : « Je peux très bien être à la préparation comme à l’administratif ou au marketing ». Outre sa passion pour son métier, Adrien est un amateur de vélo et de sport automobile. 


Père Daniel 

Aller vers l’autre 

Ayant grandi en Haute-Saône puis dans l’Ain, c’est en 2020 que le père Daniel arrive à Oyonnax. Diplômé de l’École d’ingénieur Centrale de Nantes, le père Daniel restera 6 mois au Canada avant de rejoindre le séminaire pendant 9 ans. Il partira notamment 2 ans aux Philippines dans une association pour enfants des rues, Anak-Tnk, une expérience radicale et bouleversante. Depuis 3 ans maintenant, le père Daniel a bien pris ses habitudes. Il n’est pas étonnant de le croiser tout sourire au café, à la librairie ou encore à un match de rugby. S’il devait décrire Oyonnax, ce serait « un petit écrin dont [il] aime le contraste entre les montagnes et la ville ». Ce qui l’anime : les rencontres et les échanges. Croyants ou non, le père Daniel aime aller vers les autres et partager. C’est d’ailleurs ce qu’il fait régulièrement en assurant des interventions au sein de l’établissement Saint-Joseph ou en s’investissant dans l’équipe de foot de Martignat. 

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