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Des idées novatrices à l’afterwork PlastiCampus

Cemile Poyraz, Mathilde Jacquin et Simon Degheselle, respectivement directrice, responsable com’ et manager du fablab, donnaient rendez-vous mi-mai aux industriels de la Plastics Vallée à la sortie des bureaux pour un afterwork dans les locaux de PlastiCampus avec, en invités, les ambassadeurs de deux entreprises, B3 Prowatt et Kopeaux – l’une jurassienne, l’autre lyonnaise – dont l’activité a trait directement aux enjeux des entreprises alentour : la performance énergétique et la mise en commun des équipements et infrastructures sous-utilisés… Des interlocuteurs apportant chacun leurs idées et solutions innovantes pour penser, et pourquoi pas amorcer ensemble la transformation vers l’industrie de demain.

Aubin Chambard a présenté l’entité née de l’association de deux acteurs locaux, le bureau d’études Énergie 3 Prowatt et la chaufferie industrielle Bio’nrgy du Jura : B3 Prowatt, se voulant un partenaire essentiel des entreprises et collectivités dans leur quête de performance durable. Un engagement qui lie les entreprises, du secteur et d’ailleurs, au nom de la préservation de l’environnement. Et d’enjeux financiers qui, avec la hausse constante des prix de l’énergie et de crises des ressources, telles que celle de 2022, forcent à des actions concrètes en faveur de la transition énergétique. Ainsi B3 Prowatt dispense-t-elle un accompagnement sur mesure (bilan carbone, audit énergétique, achats…) aidant à réduire l’empreinte carbone des structures et répondre aux impératifs qui leur incombent aujourd’hui. Forts d’une collecte de données sur le terrain, les ingénieurs fournissent aux dirigeants faisant appel à leurs services un visuel chiffré de ce que pèse leur industrie en termes d’émissions de CO2. « Ils ont souvent tendance à minimiser le périmètre. Or, il faut tenir compte de tous les flux. » Le porte-parole a donné l’exemple d’une usine de décolletage dont le poste d’émissions principal correspondait à celui des matières premières, avec l’acheminement de matériaux ressources depuis des viviers lointains. « Le résultat varie d’une entreprise à l’autre selon le secteur d’activité. Le levier à actionner en l’espèce est le recours à des matières recyclées. » L’analyse fine des paramètres permet à chaque entreprise de réagir avec pertinence sur les postes les plus énergivores. Car « on maîtrise ce que l’on mesure ! » Une initiative à plébisciter pour avancer efficacement et plus sobrement vers demain.

Robinson Joubert et Elliot Bonnaud ont quant à eux présenté Kopeaux, née d’un constat remontant à une quinzaine d’années, autour de l’économie collaborative. « Vous en connaissez tous au moins deux, BlaBlaCar et AirBnB. » Des plates-formes ayant fait leur le principe de mutualisation, avec tantôt l’auto ou le logement comme objet à partager. Les associés, qui décrivent la manœuvre comme la mise en commun volontaire d’une ressource (humaine, matérielle, logistique) et la planification de ses usages, ont fait valoir la synergie entre différents acteurs pour optimiser des moyens non ou trop peu exploités. De quoi séduire des industriels… souvent richement dotés mais loin d’exploiter l’ensemble de leur parc à temps complet. Aussi le binôme s’attelle-t-il au décloisonnement, qui peine à s’imposer en France, à cause notamment des questions de confidentialité, lesquelles valent pour toute entreprise et a fortiori dans l’industrie. Un secteur où, pourtant, des solutions existent : avec des collaborateurs embauchés sur des temps répartis entre plusieurs entreprises, des locaux mutualisés avec en prime une réduction des frais d’occupation, des achats groupés ou le recours à l’économie circulaire, la location d’appareils sous-utilisés. « L’idée étant de valoriser les actifs dormants et générer de nouveaux revenus. » Kopeaux recense les entreprises en demande, et assure la mise en relation avec celles promptes à partager leurs moyens, avec le projet de développer un outil permettant un suivi en temps réel des ressources disponibles et la réservation de telle ou telle par des entités tierces. Si la proposition a ouvert le débat, quant à sa faisabilité sur le terrain, le principe a suscité l’enthousiasme. Même si, comme l’a justement noté le président de PlastiCampus Joël Viry : « Ce n’est pas dans la mentalité française de partager… » Le défi n’en sera que plus grand et passionnant à relever.

PlastiCampus
1, rue Pierre-et-Marie-Curie à Bellignat
04 74 81 97 69
www.plasticampus.fr

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