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Nath d’Oyo art : des tableaux comme ode au territoire

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Du 8 au 14 juin, elle exposait ses œuvres dans la galerie Libre est l’Art, rue Notre Dame de Nazareth à Paris. Une première, et pas des moindres… Nathalie est peintre. Magicienne. Marieuse de mondes. De ceux qui par l’art, enchantent et apaisent. Elle concilie les couleurs, matières, formes et reliefs pour mener le spectateur jusque dans les étoiles, sur les rives d’un lac du Haut-Bugey ou au pied d’un volcan balinais. Et invente, au gré des tableaux qui prennent vie, autant d’univers oniriques. Rencontre.

Nath d’Oyo art. La seconde identité de Nathalie. Identité qui exprime son plein potentiel lorsque le soir, la nuit, le week-end et dès qu’elle le peut, la femme intuitive chasse celle pragmatique pour s’évader dans l’abstrait de ses tableaux. Nathalie façonne ses mondes à la résine. Un matériau découvert lors d’une formation en onglerie, qu’elle décline à loisir pour composer ses œuvres.

Tantôt pure invention, tantôt fruit d’une inspiration : ses travaux rappellent les lacs de l’Ain ou du Jura. Mieux : l’on s’y noie… Plus réaliste qu’une vue aérienne, chaque oeuvre est un savant mélange entre justesse et spontanéité du geste, un jeu subtil de transparence, une invitation au voyage. Aux pigments de couleur, toujours dans les teintes de bleu, vert ou violet, Nathalie ajoute des pierres semi-précieuses qui, une fois prises dans l’epoxy, viennent sublimer les nuances et donner au tableau une nouvelle dimension. Importées depuis l’Amérique du Sud, les pierres sont choisies par Nathalie pour leurs propriétés. Pour composer avec chaque, un tableau qui soit à la fois beau et bon. Beau pour l’intérieur, et bon pour l’âme. Portée sur les remèdes naturels, l’artiste fait de ses toiles un support de mieux-être. Pour qu’à leur esthétique se mêle l’émission d’ondes bienfaisantes. Un principe vérifié chez elle, au mur de chaque pièce.

Faire, faire et refaire… Telle a été la recette, pour affiner sa technique. Plus il y a de profondeur dans un tableau, plus il demande de couches de résine. Les unes à travers les autres, elles donnent à voir la profondeur d’un lac comme on la percevrait en surface sous un soleil d’été. Tout l’enjeu pour l’artiste étant d’avoir dès le début une idée de l’apparence voulue en fond pour composer le reste par-dessus. Un peu comme en aquarelle. Nath rend par ses oeuvres une riche palette de paysages, contemplés tantôt à Oyonnax ou dans le Jura, elle est aussi une parfaite ambassadrice d’un matériau plastique tel que le produisent, l’exploitent et le transforment les entreprises de la vallée. Un hommage au territoire, rendu par le biais d’oeuvres connues désormais jusque dans la capitale. Le gage d’une visibilité inédite pour celle qui crée sur son temps libre et n’a jamais osé confronter ses travaux au regard d’un public. « La preuve sociale va faire son œuvre, supposait-elle à la veille de l’exposition parisienne. Tout devrait se déclencher. » On tient le pari.

Nath d’Oyo art
nath@oyoart.fr – www.oyoart.fr

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