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Clément Rudnicki : « Je n’oublie pas d’où je viens »

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Quand on choisit le monde du paraître, on oublie souvent d’être… Le modèle et désormais créateur de bijoux, vêtements et cosmétiques relève le pari d’exceller sur les podiums et derrière l’objectif de photographes à l’international, tout en restant fidèle aux valeurs que lui a inculquées sa famille, ainsi qu’au territoire qui l’a vu grandir. Rencontre avec un garçon du pays, devenu l’enfant chéri de la mode et du luxe à Paris, Londres, Milan, Dubaï et Miami… Clément Rudnicki.

À 14 ans, il composait son book en ligne. « Dans la foulée, j’ai été contacté pour des shootings. J’étais à l’aise. Et à force de conseils, de pratique, c’est devenu naturel. » Le jeune homme à l’époque, préfère poursuivre ses études et valider son diplôme en commerce. Son master en poche, il se consacre à ce qui depuis petit l’attire et le fascine. Et les opportunités ne manquent pas. Peu à peu, Clément cumule les expériences et multiplie les contacts. « Sur la durée d’une Fashion Week, par exemple, vous faites facilement une centaine de contacts. » Souvent triés sur le volet. Le réseau se développe donc, et avec lui les sollicitations. « On m’avait proposé le premier rôle dans un programme sur Netflix, mais le Covid est venu tout annuler. » La piste du cinéma n’est pas abandonnée pour autant : « Je suis en pourparlers avec un réalisateur, pour un rôle au Royaume-Uni. » Clément sait maîtriser l’art de jouer avec l’objectif, fût-il d’appareil photo ou de caméra : « Il faut être concentré et ne rien laisser paraître. » Une attitude qui tranche avec l’émulation, souvent le stress en coulisses. Lui parvient à rester imperturbable, le regard fixé à l’horizon sur le runway comme lors de mondanités où il use des codes relationnels d’usage tout en prenant garde à ne pas céder aux sirènes d’un monde où l’on promet beaucoup sans faire toujours. « Il faut choisir avec soin les personnes avec lesquelles on travaille, prévient-il. Nos collaborations font notre image. » Veiller aussi à rester soi. « Je ne me suis jamais perdu… C’est une force, quelque chose qui plaît. » Car oui, même dans la mode on est en quête d’authenticité. Si Clément est parvenu à rester vrai, il a développé depuis ses premiers pas sous l’objectif une confiance telle que ni les poses – et ce depuis longtemps -, ni l’exercice du networking ne l’effraient désormais. « Mes études m’ont bien aidé. » À engager facilement une conversation, parler couramment anglais, affiner sa posture : autant d’outils essentiels quand on pénètre, et veut faire sa place, dans l’antre des grands du monde.

Une marque

Fin 2024, Clément continuait son ascension avec la création de sa marque : CR. Ses initiales comme étendard de son identité, déclinée en une collection déjà variée de bijoux haut de gamme, vêtements, « composée jusque-là de 15 pièces dans un registre street chic« , et cosmétiques « élaborés en Europe à base d’acide hyaluronique« . Le jeune homme a mis à profit son bagage technique et son expérience pour développer des produits qui lui ressemblent. Avec ce message : celui d’être acteur de sa réussite et de croire en soi… « J’ai opté pour une marque unisexe, c’est un créneau très tendance à l’étranger. » Si Clément optimise sa présence en ligne, avec un compte dédié et de nombreuses publications, il est aussi à la manœuvre d’événements avant l’ouverture d’un concept store à Londres et l’installation de sa marque dans les plus grandes capitales. Il sait pouvoir compter aussi sur l’image de célébrités qui arborent ses modèles, partagent sur leurs réseaux et identifient son compte. Notamment Jason Derulo – rien que ça – avec sa collection Ailes d’ange. Bien sûr, le développement est attendu à l’international, mais le jeune homme vise également sa terre du Haut-Bugey avec l’insertion de la marque au sein de bijouteries locales. « C’est une fierté ! » Et une satisfaction pour celui qui, à force de volonté, a réussi à gravir les échelons pour aujourd’hui faire « tout ce qu[‘il] aime« . Pourvu que ça dure !

©AnnaMarchlewska

www.clementrudnicki.com

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