Dans une pièce de la maison familiale, le piano impose sa présence comme une évidence. Autour de lui, les murs racontent une histoire familiale : les diplômes et distinctions de Denise, sa mère, plusieurs fois récompensée pour le fleurissement, voisinent avec les coupes sportives de son père, coach emblématique du basket à l’USO. Deux passions, deux héritages, aujourd’hui disparus, mais toujours là, silencieux, veillant sur chaque note jouée.
Originaire du territoire, Christine Colombet a pris le large avant de revenir à l’essentiel. Après des études à Lyon, entre art, architecture et musique, elle intègre l’École de musique de Mâcon où elle enseigne, avant de s’installer à son compte en 1991 à Oyonnax. Une trajectoire guidée par une passion ancienne : « J’ai toujours chanté dans ma tête », confie-t-elle avec pudeur. Réservée mais profondément sensible, l’artiste a toujours fait de la musique son langage intérieur. Le piano s’est imposé presque instinctivement : un instrument complet, autonome, au répertoire infini.
Si Christine Colombet a choisi l’enseignement, ce n’est pas par hasard. « J’adore partager, j’adore les gens, j’adore transmettre », dit-elle simplement. Très tôt, elle aidait les élèves plus jeunes qu’elle, prenant goût à l’échange. Aujourd’hui encore, elle insiste sur cette relation de confiance : « On ne peut pas apprendre si on ne se sent pas bien. » Chez elle, se croisent enfants, adultes, retraités, débutants ou musiciens en reprise. Certains élèves, devenus étudiants ou professionnels, lui donnent encore des nouvelles, preuve d’un lien qui dépasse les notes.
Sa méthode ? Progressive, rassurante, résolument humaine. Cinq notes, une petite mélodie, puis cinq autres. Pas à pas. « Il faut prendre du plaisir à chaque étape », insiste-t-elle. Ici, le mot « travail » n’est jamais synonyme de contrainte, mais de répétition joyeuse, comme un geste que l’on apprivoise. Christine Colombet adapte son enseignement à chacun : aucun élève ne suit exactement le même chemin. Certains se préparent à des concours internationaux, à Lyon puis à Paris, d’autres viennent simplement réaliser un rêve longtemps repoussé.
Pour elle, la différence entre un bon et un très bon musicien tient à l’interprétation : la respiration, l’émotion, la capacité à faire corps avec la musique. « On est au service de la musique », rappelle-t-elle.
Quelques créneaux restent aujourd’hui ouverts pour celles et ceux qui souhaitent découvrir le piano ou renouer avec la pratique, dans un cadre intime où l’apprentissage rime avant tout avec plaisir.
Christine Colombet
Professeure de piano
06 42 17 36 05
Tarif : 35 € la séance