Posté le 29 août 2021 par La Rédaction

Le président du club, Thierry Emin, revient pour Magville sur la saison passée et les ambitions de son club pour cet exercice 2021-2022. 

Quel bilan tirez-vous de la saison 2020-2021 ? 

Nous étions inquiets sur le fait que la saison ne puisse pas aller à son terme. Compte tenu des contraintes sanitaires, il y avait un risque que le championnat s’arrête. Il y avait une grosse pression de la part de la ligue afin que nous respections la bulle sanitaire mise en place. Tout s’est globalement bien passé même si nous avons eu quelques matchs reportés. Nous avons pu aller au terme du championnat et c’est le point le plus important. Sur le plan sportif, nous avons eu une saison en dents de scie avec un passage d’hiver compliqué, des joueurs touchés par le Covid et des blessés. Ces faits nous ont un peu pénalisés pour rejoindre le haut du classement et peut-être jouer les demi-finales à domicile. Notre fin de championnat est quand même de bonne facture. Nous perdons en demi-finale mais compte tenu du match et de la saison. Le résultat est logique. Nous n’avons pas de regrets. 

En début de saison passée, vous nous aviez dit être inquiet pour la santé financière de votre club de rugby et des clubs professionnels en général. Avez-vous le même sentiment ? 

L’inquiétude était légitime ! Il y avait des grands risques de ne pas pouvoir assurer notre santé financière. Malgré le huis clos presque toute la saison, les mesures de soutien gouvernemental en faveur du sport professionnel nous ont permis d’équilibrer le bilan financier et de voir l’avenir sereinement ainsi que de démarrer la saison 2021-2022 dans de relatives bonnes conditions. Au-delà des mesures gouvernementales, il faudra souligner le fort soutien de nos partenaires et de nos abonnés qui nous a permis de pouvoir assurer cette santé financière. 

Quels seront les objectifs de cette saison ? 

Dans un premier temps, avoir le classement le plus haut possible ! Nous avons comme objectif d’être dans les 20 premiers clubs français à long terme avec un retour en Top 14. C’est un objectif ! Maintenant, on ne sait pas si ce sera cette saison ou la prochaine. Nous venons de perdre en demi-finale deux années de suite (hors année d’arrêt du championnat) il nous faut donc franchir un cap. Il faudra se qualifier et jouer la gagne. 

Lors de la présentation de votre saison, vous avez utilisé les mots  » être et durer « . Pourriez-vous nous en dire plus ? 

Nous avons fait un travail important sur ce que nous étions et sur ce que nous représentions. Ces deux mots nous caractérisent et définissent notre volonté d’exister dans ce championnat compliqué. Il faut entendre aussi par cela le fait d’exister au plus haut niveau et durer. C’est pour cela que nous avons ancré ces valeurs de travail, d’unité et de passion. C’est comme ça que nous voulons caractériser le club. Exister, c’est bien mais il ne faut pas que ce soit éphémère et nous avons atteint ces objectifs jusqu’à maintenant. Oui, nous aurions aimé rester en Top 14 mais il ne faut pas oublier qu’en huit ans, nous avons été deux fois champions de France de Pro D2. Et sur ces mêmes années, nous avons passé 4 ans en Top 14 et 4 ans en Pro D2. 

Votre club a été l’un des plus touchés par la crise sanitaire cette saison. Comment réduire ce risque ? 

Nous avons mis en place la vaccination pour l’ensemble de notre effectif. Je pense que nous sommes en passe d’affirmer que d’ici la reprise du championnat, le staff et les joueurs seront soit vaccinés, soit immunisés. C’est donc une belle réussite en termes de responsabilité. 

Votre regard sur cette Pro D2 ? 

La Pro D2 restera dense et j’aurais même tendance à dire qu’elle sera plus difficile que les saisons passées. De plus en plus de clubs postulent pour les six premières places qualificatives. Notre Pro D2 ressemble au Top 14. Cette densité fera que le championnat sera, à mon avis, encore plus difficile cette année. 

Ce championnat aura-t-il un goût particulier avec deux derbies, contre Bourg et Grenoble ? 

Le vrai derby est celui avec Bourg. J’ai déjà hâte d’y être et de voir le stade Mathon plein ! Il faut se préparer ! Les dates du 5 novembre et du 1er avril seront importantes dans ce calendrier. 

Un mot sur l’espace Jean-Marc Manducher ? 

On va profiter du premier match à domicile, moment où l’on retrouvera le public, pour inviter des personnalités politiques ou du monde de rugby afin de donner un label aux espaces VIP qui se nommeront les espaces « Jean-Marc Manducher ». C’est un bel hommage que nous allons rendre à Jean-Marc (Manducher) pour tout ce qu’il a fait pour le club dans ses années de présidence. C’était logique de le faire, en accord avec la famille.