Posté le 5 septembre 2024 par La Rédaction

Prévention, santé et bien-être au travail. Trois notions qui imprègnent les milieux professionnels et dont Sylvain Terraz, avec Terrappiness, a fait son coeur de métier.

L’ancien rugbyman, entravé dans sa carrière par une blessure, a vite basculé du côté de la préparation, d’abord physique, puis mentale, dans le sport, et finalement en entreprise. Il intervient aujourd’hui auprès des équipes pour dispenser les bons gestes et garantir la bonne santé – physique et mentale – des salariés. « Les arrêts de travail sont un enjeu de taille en France… Sur le plan éthique, d’abord : faut-il se ruiner la santé au travail ? Celui financier, ensuite : ils coûtent très cher ! » Aussi les entreprises oeuvrent-elles à leur échelle avec la mise en place de procédures strictes et la remise d’EPI à leurs effectifs. Des mesures de précaution, en amont desquelles intervient Sylvain pour sensibiliser chacun – « toute la pyramide est concernée » – à davantage de bienveillance. Par le biais, tantôt de la formation professionnelle ou du coaching.

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Coaching
« Attention ! Être coach n’est pas être consultant, prévient Sylvain. Je ne viens pas donner mon avis, ni préconiser tel ou tel fonctionnement pour l’entreprise. Plutôt résoudre une problématique à l’échelle de l’équipe. Ce peut être une situation de conflit, une résistance au changement, un cas de harcèlement, de burn-out… » Par le biais d’échanges et exercices individuels puis collectifs, le coach pousse chacun à atteindre son objectif. « Je n’ai pas la solution ; c’est à eux réunis de la faire émerger. » Lui, de faciliter la confession par une posture neutre et l’absence de tout préjugé, « le sport n’est pas partie prenante », et une capacité naturelle à faire tomber les barrières. Bien sûr, les langues se délient, l’émotion surgit, mais Sylvain s’en défend : « Je ne suis pas un psy. Je prends les choses telles qu’elles sont aujourd’hui pour voir comment mieux faire demain. » Son expérience du sport à haut niveau a permis au coach de constituer une boîte à outils faisant la part belle à la pratique. « Car l’expérience fait l’apprentissage. » Terrappiness adresse également une offre en sport-santé aux managers et dirigeants, soit le coaching PME – physique, mental et énergétique – orienté, comme celui collectif, vers l’émergence de solutions pour être plus performant. Avec, à nouveau, une palette d’outils variés pour se sentir mieux. Le coach a notamment aménagé un espace au sein de ses locaux, avec deux machines, le Technogym Kinesis et le Huber, pour des séances courtes et intenses et un travail profond pour développer sa force et vider son esprit. Accompagnement sportif, donc, doublé d’un nutritionnel pour un apport énergétique qualifié et adapté à ses dépenses. « Il y a aussi tout le pan émotionnel, avec, entre autres, la gestion du stress… Il est un mécanisme de défense lié au cerveau reptilien, soit touchant à nos comportements primitifs, permettant une juste réponse au danger, tantôt en le fuyant, tantôt en l’affrontant. Le tout est de savoir quoi en faire – il peut être un frein comme un moteur – et comment recouvrer un état stable, par le biais de techniques comme la cohérence cardiaque ou la méditation qui fonctionnent particulièrement bien. »

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Formation professionnelle
Elle est réglementée, et incombe à chaque entreprise, avec des modalités qui varient selon le secteur d’activité. Obéissant à des programmes définis, comme celui très connu des Gestes et postures, elle a pour objectifs d’informer, sensibiliser et réduire les risques en milieu professionnel. Terrappiness intervient tout autant sur l’aspect physique que psychologique avec une prévention des TMS, soit les troubles musculosquelettiques, et des RPS, pour les risques psychosociaux. « Ce peut être de l’éveil musculaire avant chaque prise de poste, dans l’exécutif notamment, comme de la cohésion d’équipe. » À nouveau, Terrappiness recourt à la pratique pour imprimer ses messages dans l’esprit des collaborateurs. Et parle de sujets généraux comme l’hygiène de vie et le rapport de chacun à sa santé. « L’eau, par exemple, qui constitue 65 % du corps humain. Même avec le meilleur des équipements et les process les plus sûrs, une personne en déshydratation n’ira pas bien. Avec 1 % de manque, on perd 10 % de nos capacités physiques et cognitives ; avec 2 %, 20 %, etc. C’est énorme ! » L’alimentation aussi, bien sûr. Et toutes ces petites gênes physiques du quotidien dont on se dit qu’elles passeront, qui ne passent pas et qui empirent, s’enflamment et font tendinite, parfois jusqu’à l’immobilisation du membre… et donc l’arrêt. « L’objectif est de prendre conscience d’une réalité – une pénibilité en l’espèce -, et de mettre en place une routine pour mieux la gérer. À cela deux enjeux : celui d’éviter une blessure, celui aussi de faire un meilleur vieux pour profiter de la vie, en forme quand l’heure de la retraite est venue. Heureusement les choses bougent et la prévention est au coeur de la démarche des entreprises. » Terrappiness encourage d’ailleurs aux audits entre membres d’une même équipe. « Chacun présente son travail et ce qu’il a mis en place pour optimiser son poste et réduire les risques. Le verbaliser, c’est déjà en avoir conscience. Puis le reste du groupe partage d’éventuelles suggestions pour améliorer encore son cadre de travail. » Bien sûr, tout est fait dans la plus grande bienveillance. Sans remontrance, ni jugement. Dans l’intérêt de la personne et, in fine, de l’entreprise tout entière.

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Bilans de compétences
Terrappiness propose enfin des bilans de compétences. « En vue d’un épanouissement professionnel de la personne davantage que d’une adéquation du poste avec ses compétences techniques. » L’objectif étant de bâtir un projet pro qui réponde à ses aspirations profondes, par une démarche de formation ou un ajustement de ses missions. D’identifier aussi la palette des savoir-faire et savoir-être, les soft skills et hard skills, pour être en phase avec elles et ses valeurs. « Nous visons surtout le retour à l’emploi et la reconstruction après un temps d’éloignement moyen ou long. Il y a tout un travail sur la confiance en soi à mener. » Un cercle vertueux à installer avec, au centre : l’être humain. Certifiés Qualiopi, les bilans sont éligibles au CPF pour une prise en charge financière quasi intégrale.